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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Histoire, #Steven Spielberg, #Morgan Freeman
Amistad (Steven Spielberg, 1997)

Le visage d’un homme (Djimon Hounsou), noir, tordu par l’effort alors qu’il enlève un clou d’une charpente, pendant que l’orage gronde et zèbre de lumière ce visage.

Une fois le clou ôté, le cadrage s’éloigne : c’est un homme enchaîné, et pire que cela : un esclave au fond d’une cale d’un bateau négrier.

Avec le clou, il réussit à se débarrasser de ces chaînes, entraînant alors ses compagnons d’infortune dans une entreprise mortelle de libération.

Maître du vaisseau, ils se retrouvent malgré tout arraisonnés par un navire américain qui les débarque à New Haven où ils sont emprisonnés. Et bientôt jugés.

 

Ce prologue où la tempête se mêle à l’intrigue pour ne faire qu’une pose les bases de ce qui ne fut qu’un incident et qui se développa d’une telle façon qu’il devient une affaire d’état, voire internationale, la reine Isabelle II d’Espagne (Anna « Malicia » Paquin) réclamant pendant un peu plus de vingt ans le retour en son pays de ces révoltés.

Mais cette histoire (vraie) est surtout l’occasion pour Steven Spielberg de revenir sur un pan de l’histoire de son pays qui n’est pas toujours traité dans la production cinématographique américaine. Certes, il existe de nombreux films traitant de l’esclavage (Autant en emporte le Vent en fait partie), mais avec un tel réalisme et de façon autant visuelle que morale, très peu (1).

 

Parce que derrière cette histoire somme toute banale dans un pays où l’esclavage est en partie toléré (dans le Sud), se cache un débat qui va ébranler cette nation, amenant, une vingtaine d’années plus tard (le film débute en 1839 et se termine en 1841), une guerre civile – de Sécession dit-on par chez nous – qui va longtemps diviser le pays, sans totalement le réunifier, le Sud gardant certaines réminiscences de cette période, troublée cela va sans dire.

 

Nous sommes 12 ans après La Couleur pourpre et à nouveau Spielberg décrit une situation autrement plus terrible vécue par des Noirs : l’esclavage. Et pour ce faire, il a fait appel à quelques stars des plus talentueuses (Pete Postlethwaite, Anthony Hopkins…) voire engagées (Morgan Freeman) dans cette lutte pour l’égalité entre tous.

De plus, Spielberg reconstitue avec brio la période qui précéda cette guerre civile, donnant voix au chapitre à chaque partie : si le propos du film penche naturellement vers les abolitionnistes et pour la liberté, le repas où  le sénateur John Calhoun (Arliss Howard) est très certainement un tournant dans cette intrigue, la sécession devenant alors une réalité inévitable dans les années qui suivront.

Mais s’il donne la parole à tous, Spielberg ne peut toutefois pas laisser ce Sudiste s’en tirer à si bon compte : la conclusion du monologue menaçant de ce sénateur amenant une gêne et un silence, seulement troublé par les bruits de fourchette de ce même Calhoun pendant que tous les autres convives semblent atterrés par cette menace non déguisée.

 

Nous sommes ici bien loin de l’épopée Racines (1979), où ce qui était décrit n’était pas des plus magnifiques, du fait du ton adopté qui se retrouvera plus tard dans le film de Steve McQueen susnommé. Et le jeu d’acteurs est des plus vrais, accentué par le parti pris de laisser le langage mendé, usant d’un interprète (Chiwetel Ejiofor) afin d’accentuer l’injustice qui frappe ces hommes : le langage devenant un nouvel écueil dans le parcours éprouvant de ces hommes, non seulement traités comme des inférieurs mais surtout incapables de comprendre ce qu’on peut leur dire. La séquence où Baldwin (Matthew McConaughey), l’avocat de ces malheureux et Cinque (Djimon Hounsou) dans la cour de la prison illustre tout à fait cette incompréhension qui dessert d’autant plus ces « esclaves ».

 

Et puis il y a le jeu des différents acteurs, où curieusement peu de femmes sont présentes, les rôles déterminants restant masculins.

Si on sourit d’Anthony Hopkins qui interprète John Q. (2) Adams – il dort pendant les sessions parlementaires et semble parfois atteint de gâtisme – on ne peut que saluer sa magnifique performance pendant la plaidoirie devant la Cour Suprême composée alors de 7 membres venant de ce Sud esclavagiste. Et en plus, Hopkins a un rôle de gentil !

A ses côtés, Morgan Freeman est toujours aussi impeccable dans ce rôle d’ex-esclave, luttant pour l’abolition. La séquence où il descend dans la cale de l’Amistad – le bateau qui donne son nom au film – est des plus impressionnantes, le silence n’y étant troublé que par le tintement – sinistre – des chaînes.
Bien sûr, on ne peut passer outre la magnifique performance de Djimon Hounsou, dans le rôle de cet homme déraciné qui doit en plus se battre contre une administration en plus de l’incompréhension évoquée ci-dessus.
Dernier acteur important, Matthew McConaughey nous livre ici une interprétation tout en nuance de cet homme bridé par l’incompréhension langagière mais d’une très grande habileté oratoire, véritable personnage charnière de l’intrigue : c’est Baldwin qui convainc Adams d’intervenir.

 

Bref, encore une fois, Spielberg nous montre qu’il sait faire autre chose que des films légers – ce dont je suis fortement convaincu, ne trouvant pas tant de légèreté que ça dans ses films – et brosse ici les dérives de son pays qui, s’émancipant de l’Angleterre au nom de la liberté, paradoxalement accepte qu’une partie de sa population continue de vivre en servitude.

 

 

  1. Le dernier en date est le magnifique 12 Years a slave où on retrouve Chiwetel Ejiofort.
  2. Quincy, fils de John, l’un des Pères Fondateurs et président le temps d’un mandat comme son prestigieux père qui succéda à George Washington (rien que ça).

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Peter Jackson, #Heroic Fantasy
Le Hobbit : La Bataille des cinq armées (The Hobbit: the Battle of the five Armies - Peter Jackson, 2014)

Il fallait bien que cela se termine. Deux ans après le premier opus, Peter Jackson nous propose une fin qui n’en est pas vraiment une, mais plutôt la confirmation de ce qu’on avait subodoré après Un Voyage inattendu : il s’agit bel et bien d’une « prélogie » du Seigneur des anneaux, où non seulement Bilbo a déclenché l’épopée que nous connaissons, mais en même temps Jackson y place ses différents personnages – Bilbo, Saruman, Legolas, Gandalf (etc ?) – pour amener cette autre histoire.

 

Bien que le film fut tourné dans la foulée, il nous fallut donc attendre un an avant de pouvoir contempler les ravages de Smaug (voix de Benedict Cumberbatch) sur Lake Town, puisqu’il venait de s’y envoler pour apporter sa véritable complexion : le feu et la mort.

Et question feu, on est servi, c’est un véritable brasier gigantesque qui ouvre donc ce film, avec une séquence encore une fois spectaculaire mêlant habilement mouvement de foules, sous intrigues particulières – Bard (Luke Evans), ses enfants, le Maître (Stephen Fry) et son âme damnée Alfrid (Ryan Gage, ignoble à souhait) – et postproduction à couper le souffle !

Mais ce n’est rien à côté du combat final que tout le monde attend !

 

Vous l’avez compris, Jackson termine sa deuxième trilogie en apothéose, le souffle épique rappelant tout de même plus la bataille de Helm’s Deep (Les deux Tours) que celle de Minas Tirith (Le Retour du roi). Outre une structure similaire, on y retrouve les mêmes moments d’émotion et de découragement ressenti par les différents chefs de bataille, et surtout de Thranduil (Lee Pace), le roi des Elfes de la forêt.

Quant aux cinq armées annoncées, elles sont là : les Nains, les Elfes et les Hommes d’un côté (le bon !) et les Orques et les Gobelins de l’autre (le mauvais !).

A cela s’ajoute un sixième groupe de combattants de dernière minute qui permettent une fin définitivement heureuse : je vous les laisse découvrir, en annonçant tout de même qu’un parallèle avec la trilogie initiale n’est pas fortuit…

 

Bref, Jackson termine en beauté, même si on peut préférer sa première trilogie (c’est mon cas), détournant l’intrigue initiale (1) pour en faire une épopée grandiose et fondatrice, dans la lignée de et surtout amenant la précédente.

On a plaisir à retrouver les différents protagonistes, même si le pendant comique laisse place à une désolation inévitable amenée par le dragon et l’affrontement final.

A propos de ce dernier, alors que le montage parallèle à nouveau nous permet de suivre les différents points de vue – global ou/et particulier –, Jackson y ajoute le duel, inévitable lui aussi, entre Thorin (Richard Armitage) et Azog (Manu Bennett), y ajoutant une variable : la glace qui en plus d’amener des glissades se rompt en différents endroits, amenant un déséquilibre là encore spectaculaire.

 

Vous donc l’aurez compris, j’aime beaucoup cette saga, où Bilbo (Martin Freeman, formidable lui aussi) est le personnage central et où, pour paraphraser Gandalf, il est « un drôle de petit être dans un monde si grand. »

 

 

(1) Le Hobbit (J.R.R. Tolkien, 27-9-1937)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Bryan Singer
Valkyrie (Bryan Singer, 2008)

L’opération Valkyrie était censée prémunir l’Allemagne hitlérienne d’un coup d’état. Et c’est dans ce sens qu’elle fut déclenchée le 20 juillet 1944, peu de temps après le dernier attentat qui tenta une nouvelle fois de tuer le führer (David Bamber) : malheureusement pour les conjurés, Hitler survécut et réprime dans le sang ce coup d’état manqué, dirigé essentiellement par le comte Stauffenberg (Tom Cruise).

 

Tout commence par une tentative avortée instituée par Tresckow (Kenneth Brannagh) qui va s’en remettre à Stauffenberg pour le remplacer, étant envoyé sur le front de l’Est.

Et Bryan Singer va nous présenter Stauffenberg, celui qu’on a coutume de désigner comme la « cheville ouvrière » du complot : en Afrique, sentant la défaite venir, il fait tout pour ramener ses hommes, mais malheureusement un raid aérien en tue un très grand nombre et lui-même perdra l’œil gauche et la main droite, ainsi que deux doigts de la gauche.

Et Singer va utiliser ces blessures à mesure que le film va avancer : le premier plan nous montre l’œil encore intact, pendant que la voix de Stauffenberg/Cruise glisse naturellement de l’allemand à l’anglais (1).

 

Cette séquence d’ouverture qui nous explique les blessures et l’inéluctabilité de l’engagement de Stauffenberg aura un écho à la fin, quand tout sera terminé pour ce dernier : l’œil touché saigne et macule le sable ; Stauffenberg, exécuté, est couché sur le côté gauche, l’œil à nouveau dans le sable.

Entre ces deux plans, nous assistons à un plan qui, s’il semble minutieusement élaboré n’en demeure pas moins un travail d’amateur, à commencer par le rôle de ce même Stauffenberg qui oublie la première action à effectuer lors d’un attentat : s’assurer que la victime est bien morte.

Dès lors, ce sera l’engrenage dans lequel les différents conjurés vont être broyés, s’étant attaqués à une personnalité des plus puissantes et cruelles.

 

Ce qui frappe dans le film de Singer, outre ses transitions toujours aussi bien léchées, c’est son souci du détail, à quelque niveau d’intervention qui soit : le sang sur le sable (voir plus haut), mais aussi celui qui s’égoutte sur le plancher pendant que Fromm (Tom Wilkinson) fait disparaître les preuves de son implication (2).

C’est bien sûr l’œil de Stauffenberg qui a un traitement très particulier. En effet, la plupart du temps, ce dernier porte un bandeau sur l’œil gauche qui, avec sa main manquante lui donnerait presque l’allure d’un pirate si nous eussions été dans un film plus léger. Et curieusement, ce bandeau est utilisé le plus souvent par cet officier, reléguant l’œil de verre à un élément de dissimulation : c’est portant cet œil qu’il va déposer la mallette fatale, comme s’il voulait faire oublier qu’il est l’officier au bandeau noir.

 

Autre élément symbolique (3), sa main droite, manquant à l’appel. En effet, on a tendance à considérer généralement la main droite comme celle qui crée, celle du Bien, et donc la gauche comme celle qui détruit, celle du diable ! Le coup du sort – le raid aérien – marque alors Stauffenberg du sceau de l’infamie, ses actions criminelles y trouvant leur origine. [Oui, c’est un peu exagéré]

 

Et cet aspect symbolique, voire mystique est annoncé en préambule : tuer Hitler et débarrasser l’Allemagne d’un personnage aussi malfaisant est une occasion pour les conjurés d’accéder à une éventuelle rédemption (4) : après avoir plus ou moins lâchement suivi cet homme et lui avoir prêté allégeance (les premières paroles qu’on entend – en vo), ces conspirateurs veulent se racheter envers leurs compatriotes mais aussi aux yeux du monde. Et pour les plus impliqués, cette idée de rachat restera jusqu’au bout leur « planche de salut » (évidemment…) ayant fait leur part malgré tout.

 

  1. Huston avait usé de ce procédé pour son film d’espionnage : The Kremlin Letter (1970).
  2. Son implication (éventuelle) sera mise en évidence plus tard par ses supérieurs surtout pour avoir fait exécuter ceux qui auraient pu le dénoncer…
  3. J’extrapole peut-être…
  4. Film américain oblige (« américano-allemand » me semble plus juste)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ben Affleck, #Politique
Argo (Ben Affleck, 2012)

1979 : Khomeiny prend le pouvoir en Iran (quarante ans déjà !).

Dans la foulée, certains diplomates américains – sur des bases on ne peut plus réalistes – se sentirent en mauvaise posture.
C’est pourquoi Tony Mendez (Ben Affleck, grand manitou dans ce film) s’en va en Iran délivrer ces diplomates de ces hordes islamistes.

 

Certes, ce film est une apologie de l’oncle Sam et de ses services qui – en sous-main – ont agi pour leur cause. On  pense bien sûr à Ross Perrot qui de son côté mit en place une expédition de libération et que Ken Follett décrivit dans son roman (On Wings of Eagles, 1983).

Mais nous sommes un peu plus tôt, et Argo (Ben Affleck) est celui qui mit en place ce sauvetage, passant outre certaines consignes : les différents éléments du groupe qui furent sauvés le furent dans des conditions plutôt rocambolesques, ce qui ne sera pas le cas des libérés de Perrot.

 

Nous allons donc suivre le destin de diplomates américains en Iran alors que la Révolution islamique (et islamiste) s’installe, et que malgré la destruction des documents par les broyeuses, certains de ces diplomates vont être ardemment cherchés.

Rapidement, l’intrigue principale va nous échapper pour nous permettre de nous concentrer sur les différents destins des protagonistes impliqués dans cette histoire. Et Ben Affleck ajoute une variante temporelle en nous montrant un service administratif qui a la difficile tâche de reconstituer les différents documents qui furent passés à la broyeuse, mais pas assez si nous en croyons l’intrigue.

 

Chose étonnante, il s’agit d’un film d’acteur où finalement peu de place est laissée aux différents interprètes, même Ben Affleck qui, même s’il tient le haut de l’affiche, n’en reste pas moins au même niveau que les autres.

Et au final, nous avons un film basé sur une histoire vraie, bourré de bons sentiments, mais qui aurait mérité un traitement plus proche des différents protagonistes. A part Tony Mendez (Ben Affleck, donc), nous n’avons que très peu d’éléments sur les six autres diplomates impliqués dans cette histoire. Et une ressemblance n’est pas un argument : et le quasi mutisme de ces différents personnages ne les aide pas à gagner leur place cinématographique.

 

Et c’est bien dommage parce qu’on sent une volonté de témoignage objectif d’un événement marquant dans la diplomatie américaine, qui pourrait (légèrement) contrebalancer les différentes opérations plus ou moins calamiteuses de cette même institution dans la même décennie : n’oublions pas que la guerre du Vietnam s’est terminée peu d’années avant (quatre, si on prend en compte l’évacuation de Saïgon), et je répète ici qu’il n’est que peu de pays qui proposent des films mettant en scène une actualité récente avec un regard objectif. « Objectif » signifie bien sûr que l’intrigue ne va pas obligatoirement dans le sens de la propagande positiviste de l’état d’origine.

 

En fin de compte, on peut être déçu par ce film signé d’un acteur et qui ne met que peu en avant les différentes qualités dramatiques des différents interprètes. Malgré tout, l’intrigue, basée sur une histoire vraie reste, bien qu’on eût aimé un autre traitement, peut-être un petit peu plus objectif.

Reste un film-témoignage, mettant en scène  un organisme longtemps décrié au cinéma et qui nous montre qu’il a su aussi intervenir pour l’intérêt commun.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Peter Jackson, #Heroic Fantasy
Le Hobbit : La Désolation de Smaug (The Hobbit: The Desolation of Smaug - Peter Jackson, 2013)

Je vais me répéter : normal, c’est la suite du premier épisode.

Peter Jackson, ayant donc tourné les trois parties dans la foulée, on retrouve ce qui faisait le charme du premier épisode, avec plus fortement le prélude à la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Outre l’anneau que Bilbo (Martin Freeman) a trouvé et conservé loin de Gollum (Andy Serkis n’apparaît pas ici, il dirige la deuxième équipe), nous retrouvons le (plus) jeune Legolas (Orlando Bloom), et nous retrouvons le symbole du Mal absolu : Sauron.

Mais surtout, nous avons enfin la rencontre prévue depuis le début : celle de Bilbo avec le dragon Smaug (Benedict Cumberbatch, qui fait à nouveau la voix du Nécromancien). C’est un dialogue assez réjouissant où Bilbo, tout en cherchant l’Arkenstone – le graal de Thorin Oakenshield (Richard Armitage) – essaie de gagner du temps avant les flammes attendues.

 

Bref, nous sommes retournés en terre du milieu (ou plutôt au nord-est d’icelles) et à nouveau nous avons droit à des péripéties spectaculaires, demandant une postproduction certes, mais dont le résultat est tout bonnement merveilleux.

D’aucuns objecteront l’infidélité au roman, mais je vais encore rappeler qu’on s’en fiche un peu, puisque nous sommes au cinéma. Et comme nous restons dans l’esprit du roman, quelle importance.

 

Certes, les prouesses physiques des Elfes peuvent lasser : nous retrouvons un ballet meurtrier pour deux interprètes – Legolas et Tauriel (Evangeline Lilly) – contre des Orques toujours aussi repoussants.

Nous faisons aussi la connaissance des Hommes du Lac, dont le maître (Stephen Fry) est un despote qui a mis en place un culte de sa personnalité (tableau et gigantesque statue), mais surtout parmi eux Bard (Luke Evans), dont l’aïeul joua un rôle quand Smaug arriva, une soixantaine d’années plus tôt.

 

Donc on savoure, pour peu que le thème plaise, étant dans la deuxième partie d’un même film, où action, humour et émotion sont au rendez-vous.

Et comme de bien entendu, ce second opus se termine sur un déséquilibre, Smaug étant réveillé et ayant l’intention de le faire savoir : «  Je suis le feu, je suis la mort » annonce-t-il en se dirigeant vers la Cité du Lac.

 

Alors savourons.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #James Nielson
Le Survivant des monts lointains (Night Passage - James Neilson, 1957)

De grands espaces, de la danse, une belle bagarre menée par des femmes jalouses, des chants, des méchants et une résolution lors d’un affrontement final avec force coups de pistolets : les ingrédients du western sont là.

Et pourtant.

 

Grant McLaine (James Stewart) est un cowboy solitaire sans foyer, qui arrive à Cactus Junction après avoir été convoqué par le Ben Kimball (Jay C. Flippen, qui retrouve Stewart avec lequel il avait tourné plusieurs fois sous la direction de Mann) directeur du chemin de fer.

Ce dernier lui propose de convoyer la paie des travailleurs jusqu’au bout de la voie. Mais en route, le train est attaqué et Grant voit la paie s’envoler.

 

Aaron Rosenberg, le producteur du film, avait demandé à Anthony Mann de réaliser ce film, puisqu’il avait déjà dirigé James Stewart dans quelques westerns. Mais Mann refusa, ne croyant pas beaucoup à cette histoire de rédemption et d’accordéon.

En effet, Grant est accordéoniste et joue pour gagner sa vie depuis que ce même Kimball l’avait chassé parce que McLaine avait laissé partir Utica Kid (Audie Murphy), desperado célèbre dans le Colorado (1).

 

Mais si Utica Kid n’est pas le méchant de l’histoire – encore que – James Neilson nous sert une belle bande de pillards qui boivent sec et ont la gâchette facile : le gang de Whitey Harbin (Dan Dureya). On reconnaît d’ailleurs dans cette association de malfaiteurs deux méchants patentés du western : Jack Elam et son regard particulier et Robert J. Wilke (Concho), qui apparaîtra par ailleurs dans lLes 7 Mercenaires, défiant Britt (James Coburn) à un duel (2).

Et puisqu’on en est aux stars, notons aussi la présence de Brandon De Wilde (Joey), inoubliable dans le Shane de George Stevens dans lequel il porte déjà le prénom de Joey.

 

On ne peut donner tort à Anthony Mann de ne pas avoir cru à cette histoire hautement improbable. Il est clair que James Stewart était un meilleur cowboy qu’accordéoniste. De plus, la sous-intrigue autour de Joey  n’est pas tellement plus crédible, son antagonisme avec Concho eût pu être réglé plus vite, d’un coup de pistolet : le code Hays réprouvant les meurtres d’enfants.

Et puisqu’on parle du Code et donc de ses puritains qui firent la loi à Hollywood, la résolution heureuse a dû être fortement appréciée par ces tristes individus : Grant termine non seulement avec une femme (3), mais en plus avec un fils sans avoir eu besoin de procréer (quelle horreur !) avec cette même femme !

 

De même, la résolution de l’intrigue principale et surtout l’élimination définitive des méchants aurait mérité un traitement moins expéditif et surtout un tantinet plus individuel d’autant plus que la durée du film – 90 minutes – se prêtait à un léger allongement.

Au final, nous avons un western mineur malgré ses interprètes, avec une intrigue bâclée, sans pour autant laisser de côté l’indispensable rédemption chère au cinéma américain : je vous laisse deviner qui sera sauvé, bien que là encore, l’intrigue soit un peu trop prévisible.

 

Je terminerai sur le statut des méchants : s’ils sont rapidement identifiés et surtout interprétés par quelques habitués, leur traitement superficiel s’ajoute aux autres raisons de l’échec du film. Nielson, dont ce fut l’un des rares films au cinéma (13 : ayant beaucoup travaillé pour la télévision), ayant oublié que plus un méchant est réussi et plus le film a une chance d’être un succès.


Dommage.

 

  1. Cette initiative n’est pas criminelle, Grant a une très bonne raison de ne pas tuer ce jeune homme.
  2. Défier Britt : quel inconscient !
  3. Elles sont trois, Miss Vittles (Olive Carey, la femme de Harry et la mère de Junior), Verna Kimball (Elaine Stewart, rien à voir avec notre ami James) et Charlotte « Charlie » Drew (Dianne Foster, 91 ans le 31 octobre prochain…) : la première est un peu âgée et la seconde déjà mariée, alors pas besoin d’être grand druide pour savoir laquelle terminera avec lui.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Wes Craven
La Colline a des yeux 2 (The Hills have eyes part II - Wes Craven, 1984)

Michael Berryman est de retour : Pluto a survécu (1).

Les collines (2) ont donc toujours des yeux !

 

Huit ans ont passé – dans la vie comme dans l’intrigue, quand Wes Craven nous propose une suite à son premier opus qui avait donc popularisé l’inquiétant (physiquement seulement) Michael Berryman.

Pour ce faire, il reprend les mêmes ingrédients et quelques survivants du premier opus : Bobby (Robert Houston) et Ruby (Janus Blythe). Enfin plus Ruby que Bobby puisque, traumatisé par la première partie, il jette l’éponge et laisse Ruby partir à sa place pour une hypothétique course dans le désert, obligeant les voyageurs à se rendre dans le lieu maudit qui nous les fit découvrir.

Cette fois-ci, ce sont des jeunes adultes (des adulescents, donc) qui sont embarqués pour cette course dont bien sûr peu reviendront vivants.

 

Comme toujours dans ces cas-là (une suite), Craven – scénariste en plus d’être réalisateur – profite des traumatismes de Bobby pour nous replonger dans l’horreur (3) avant de nous en proposer une nouvelle, dont l’organisation n’est pas sans rappeler Vendredi 13 qui sortit entretemps.

En effet, nous retrouvons donc une bande de jeunes (4) face à un ennemi des plus sauvages – The Reaper face à un ennemi des plus sauvages – The Reaper (John Bloom) – aidé de mon préféré : Michael Pluto Berryman. Ces deux affreux arrivant au même résultat que celui de la famille Voorhees.

 

C’est aussi spectaculaire que la première fois et cela vous fait parfois sursauter, mais dans l’ensemble, le résultat final n’est pas bien différent, la fraîcheur de la nouveauté en moins.

On en arrive à essayer de deviner ceux qui vont s’en sortir, ce qui varie beaucoup puisque le nombre de survivants fond comme neige au soleil.

Mais cette fois-ci, c’est bel et bien terminé puisque les deux films ont été refaits (5) par d’autres, avec tout de même Craven à la production.

 

La seule curiosité du film vient de la jeune première : Tamara Stafford dans le rôle de Cass. Outre qu’il s’agit du seul film où elle tient le haut de l’affiche, elle interprète ici une jeune femme aveugle qui doit se battre, en plus de sa cécité, contre nos deux tueurs ainsi que les railleries des autres (au début).

Et vous vous doutez bien qu’elle est l’une des rares à se sauver à la fin : le scénario n’ajoutant pas la cruauté de s’en débarrasser aux épreuves qu’elle doit déjà affronter seule dans le noir.

 

Alors à voir ?

Peut-être pas.

 

  1. Non, ce n’est pas le chien de Mickey.
  2. Pourquoi avoir singularisé le titre dans sa traduction française ? Je trouve qu’il y a assez de collines pour les pluraliser.
  3. On a le plaisir de revoir la belle Susan Lanier (Brenda) que je salue au passage…
  4. Qui ne se fendent pas la gueule comme aurait dit Coluche, mais qui ont plutôt tendance à se la faire fendre…
  5. Des remakes, quoi.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Walter Hill
48 heures de plus (Another 48 Hrs - Walter Hill, 1990)

Huit ans ont passé et Walter Hill retrouve son duo de choc : Jack Cates (Nick Nolte) et Reggie Hammond (Eddie Murphy). Mais c’est plutôt l’inverse qu’il faudrait dire car depuis le premier opus, Eddie Murphy est devenu une star incontournable, grâce, entre autres, à Beverly Hills Cop sorti six ans plus tôt.

C’est donc Murphy qui tient le haut de l’affiche –y et qui encaisse donc le plus gros cachet.

A leurs côtés, on trouve Brion James (Ben Kehoe) qui était déjà là lors du premier volet, et un autre habitué des films de Walter Hill : Ed O’Ross.

Ces deux derniers acteurs étant des aussi des habitués de rôles de méchants, le spectateur se met donc à parier sur celui qui serait le grand Méchant, surnommé « Iceman », et que mes amis traducteurs n’ont pas trouvé mieux que d’appeler « L’Ange bleu ».

 

Toujours est-il que nous retrouvons le couple bizarrement assorti Hammond-Cates pour une intrigue un tantinet similaire à la première, et dont la parenté est aussi un élément de l’intrigue : l’un des affreux qui veut la peau de Reggie n’est autre que le frère du Ganz (James Remar) qui se faisait tuer à la fin du film précédent : Cherry (Andrew Divoff).

Parce que pour le reste, c’est quasiment la même chose, avec le même résultat : les méchants sont abattus sans autre forme de procès, et Hammond et Cates sont les héros du bal.

 

Certes, ça jure un peu moins que dans le premier épisode, mais on y trouve tout de même des filles peu vêtues, de nombreuses fusillades et la Cadillac bleue de Jack, toujours aussi minable (1).

Dernier détail : Jack a arrêté de boire.

 

Et à part ça ?

Ben rien.

Et vous, ça va ?

 

  1. La voiture, pas Jack. Encore que…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Doug Liman
Barry Seal : American Traffic (American made - Doug Liman, 2017)

Barry Seal (Tom Cruise) est pilote pour la TWA. En 1978, il rencontre l’agent Schafer (Domhnall Gleeson, le fils de) qui lui propose de travailler pour la CIA, et de prendre des photos dans installations militaires des différents pays d’Amérique Centrale.

Pour cela, on lui donne un appareil et un aérodrome.

Tout va bien jusqu’au moment où Jorge Ochoa (Alejandro Edda), Pablo Escobar (Mauricio Mejía) et Carlos Lehder (Fredy Yate) lui proposent de convoyer leur marchandise en rentrant chez lui.

Et comme l’argent se met à couler à flot, Barry ne voit pas pourquoi il refuserait…

 

Je l’ai déjà écrit ici, Doug Liman est ce qu’on appelle un réalisateur efficace. Il nous l’avait prouvé avec son formidable The Bourne Identity (2002), qui renouvelait un peu le film d’espionnage. Ici, il s’attaque à une histoire vraie, celle de Barry Seal (1939-1986) qui de 1978 à sa mort trempa dans des affaires on ne peut plus louches, travaillant donc pour la CIA et le Cartel de Medellin et s’enrichissant éhontément, tout en trafiquant à une échelle très haute, protégé par l’administration américaine.

 

C’est donc un récit d’une partie de la Guerre froide qui fut franchement réchauffée à la fin des années 1970s, sous Carter et surtout Reagan : des missions d’espionnage puis du trafic d’armes ainsi que du trafic de drogue.

Cela peut paraître énorme pour un seul homme, et le ton du film a tendance à nous induire en erreur : le parti pris ironique relativise la portée criminelle de ses (ex)actions, accentuant l’immoralité de cet homme au parcours si complexe.

 

Dès le début, on sent que ce que nous allons voir n’est pas commun : alors que s’installe le générique de l’Universal, on se dit qu’on a le temps de voir défiler les différentes compagnies partenaires avant que cela commence vraiment. Mais pas du tout, rapidement tout est interrompu et remplacé par un générique qui nous renvoie en 1978, du temps de l’administration Carter. Le ton est donné : je me répète pas la spécificité du personnage que nous allons suivre est fortement originale.

Ce parti pris est alors accentué par le côté cool de Tom Cruise, un sourire aux lèvres comme l’un des ados qu’il a pu jouer dans les films de ses débuts.

Cette attitude sympathique et le ton enjoué du film nous le font apprécier sans réserve, si ce n’est toutefois le scrupule énoncé plus haut : les différents trafics auxquels il se trouve mêlé sont des crimes graves, amenant des morts, violentes ou non.

 

Mais cet aspect hors-la-loi de Seal ne doit pas nous faire oublier que c’est au plus haut niveau de l’Etat que ces différents trafics trouvent leur origine. La séquence finale, qui voit (en partie) ce qu’il advînt après la mort de Barry, est des plus éloquentes, donnant une dimension non négligeable des responsabilités des différents acteurs de l’ombre de ces différentes affaires. Et encore elle  n’insiste pas beaucoup sur les différents rôles de ces gens « au-dessus de tout reproche », comme on dit...

Alors on peut reprocher au film son ton un tantinet léger, nous présentant un personnage plutôt abject (1). Mais on n’oubliera pas que les pays qui sont capables de mettre en scène de tels scandales politiques ne sont pas les plus nombreux. Et même si Reagan et Bush père (2) sont morts, de nombreux acteurs (pas de cinéma) de cette période sont toujours en vie.

Combien de pays sont-ils capables de dénoncer ce scandale cinématographiquement ?

 

 

PS : Le titre original – qu’on pourrait traduire par « fabriqué aux Etats-Unis » possède une teinte ironique (sinon sarcastique) quant aux différentes opérations racontées dans le film…

  1. Croulant sous les dollars, il est obligé d’en enterrer, tous les endroits de rangement de sa maison étant déjà pleins à craquer, une banque étant obliger de construire une extension à leur coffre-fort pour mettre en sûreté l’argent des autres clients !
  2. Directeur de la CIA en 1976-77, il fut vice-président de Reagan entre 1985 et 1989 avant d’être à son tour élu.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Lucien Hubbard, #Maurice Tourneur, #Benjamin Christensen, #Muet
L'Ile mystérieuse (The mysterious Island - Lucien Hubbard, 1929)

Sur son île (1), le comte Dakkar (Lionel Barrymore) est en train de construire un vaisseau révolutionnaire : il s’agit d’un sous-marin permettant d’aller explorer les profondeurs, à, la recherche d’êtres aquatiques lointains cousins de l’homme.

Mais son ami le baron Falon (Montagu Love) voit dans cette invention une arme potentielle : un affrontement entre Dakkar et Falon devient alors inévitable.

 

Autant le dire tout de suite : le film est une « adaptation » du roman de Jules Verne. Mais, rapidement, on se rend compte qu’il n’en est rien. Si Dakkar nous fait penser à Némo de 20.000 Lieues sous les mers, on se demande à qui fait référence Dakkar. Quant au roman à proprement parler, on pense plus à 20.000 qu’à sa suite.

Quoi qu’il en soit, au cinéma tout étant permis, considérons ce film comme ce qu’il est et non ce qu’il pourrait être.

 

Commencé en 1926, la pré- et la postproduction furent bousculées par un cataclysme inattendu : l’arrivée du parlant. C’est pourquoi le film fut complètement repensé, avec ajout du son ainsi que quelques dialogues.

De plus, ce film fut longtemps considéré comme perdu avant d’être retrouvé : outre l’insertion d’éléments sonore, il fut tourné en Technicolor. Ce n’est malheureusement pas la version que j’ai pu voir.

Et tout cela nous donne un film partiellement parlant où l’utilisation de la voix est pertinente : les explications de Dakkar au début, les échanges radio ensuite.

Dans ce film partiellement sonore, on entend aussi certains bruitages ainsi que des éclats de voix et autres bruits de sabots de chevaux pendant les scènes de foule. Le reste est muet, Lucien Hubbard ayant recours aux intertitres pour faire avancer l’intrigue.

 

Mais si la partie adaptation est plus que douteuse, le film en tant que tel mérite le détour, et malgré cette infidélité au roman, on y retrouve tout de même le côté aventurier et scientifique qui constituent l’univers de l’écrivain. Et si les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur de ce qu’on peut voir maintenant, on ne peut qu’être admiratif devant le travail effectué par Cedric Gibbons et son équipe, créant des intérieurs et certains éléments qui annoncent ce qu’on pourra voir souvent dans les films de série B quelques décennies plus tard. On retrouve dans ce film la même touche scientifique que dans Frau im Mond (Fritz Lang) qui sortit la même année, dix jours plus tard.

Et je dois avouer que j’ai pris plus de plaisir à voir ce petit film (2) de Hubbard que celui du grand Fritz : le montage et surtout jeu d’acteurs y étant plus dynamiques. De plus, la présence de Barrymore, Hughes et surtout Montagu Love – encore dans un rôle de méchant – donne une autre dimension au film.

 

Et puisqu’il faut aussi justifier la présence de Jules Verne au générique, nous avons droit à un combat contre un céphalopode géant qui vient attaquer le sous-marin. Certes, l’utilisation de maquettes et autres incrustations est évidente et le montage n’est pas toujours extraordinaire,  mais il n’en demeure pas moins que ce film possède un certain charme (voire un charme certain).

 

 

PS : s’ils ne sont pas crédités à la sortie du film, Maurice Tourneur et Benjamin  Christensen (excusez du peu) ont aussi participé au tournage.

 

PPS : Doit-on voir – une dizaine d’années plus tard – une critique du nouveau pouvoir en place en Russie ? Certains éléments me font pencher vers cette hypothèse…

 

  1. Mystérieuse, cela va sans dire.
  2. 55.000 $ de budget pour une recette de 1.130.000 $ de recette.

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