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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Peter Jackson, #Heroic Fantasy
Le Hobbit : La Désolation de Smaug (The Hobbit: The Desolation of Smaug - Peter Jackson, 2013)

Je vais me répéter : normal, c’est la suite du premier épisode.

Peter Jackson, ayant donc tourné les trois parties dans la foulée, on retrouve ce qui faisait le charme du premier épisode, avec plus fortement le prélude à la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Outre l’anneau que Bilbo (Martin Freeman) a trouvé et conservé loin de Gollum (Andy Serkis n’apparaît pas ici, il dirige la deuxième équipe), nous retrouvons le (plus) jeune Legolas (Orlando Bloom), et nous retrouvons le symbole du Mal absolu : Sauron.

Mais surtout, nous avons enfin la rencontre prévue depuis le début : celle de Bilbo avec le dragon Smaug (Benedict Cumberbatch, qui fait à nouveau la voix du Nécromancien). C’est un dialogue assez réjouissant où Bilbo, tout en cherchant l’Arkenstone – le graal de Thorin Oakenshield (Richard Armitage) – essaie de gagner du temps avant les flammes attendues.

 

Bref, nous sommes retournés en terre du milieu (ou plutôt au nord-est d’icelles) et à nouveau nous avons droit à des péripéties spectaculaires, demandant une postproduction certes, mais dont le résultat est tout bonnement merveilleux.

D’aucuns objecteront l’infidélité au roman, mais je vais encore rappeler qu’on s’en fiche un peu, puisque nous sommes au cinéma. Et comme nous restons dans l’esprit du roman, quelle importance.

 

Certes, les prouesses physiques des Elfes peuvent lasser : nous retrouvons un ballet meurtrier pour deux interprètes – Legolas et Tauriel (Evangeline Lilly) – contre des Orques toujours aussi repoussants.

Nous faisons aussi la connaissance des Hommes du Lac, dont le maître (Stephen Fry) est un despote qui a mis en place un culte de sa personnalité (tableau et gigantesque statue), mais surtout parmi eux Bard (Luke Evans), dont l’aïeul joua un rôle quand Smaug arriva, une soixantaine d’années plus tôt.

 

Donc on savoure, pour peu que le thème plaise, étant dans la deuxième partie d’un même film, où action, humour et émotion sont au rendez-vous.

Et comme de bien entendu, ce second opus se termine sur un déséquilibre, Smaug étant réveillé et ayant l’intention de le faire savoir : «  Je suis le feu, je suis la mort » annonce-t-il en se dirigeant vers la Cité du Lac.

 

Alors savourons.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #James Nielson
Le Survivant des monts lointains (Night Passage - James Neilson, 1957)

De grands espaces, de la danse, une belle bagarre menée par des femmes jalouses, des chants, des méchants et une résolution lors d’un affrontement final avec force coups de pistolets : les ingrédients du western sont là.

Et pourtant.

 

Grant McLaine (James Stewart) est un cowboy solitaire sans foyer, qui arrive à Cactus Junction après avoir été convoqué par le Ben Kimball (Jay C. Flippen, qui retrouve Stewart avec lequel il avait tourné plusieurs fois sous la direction de Mann) directeur du chemin de fer.

Ce dernier lui propose de convoyer la paie des travailleurs jusqu’au bout de la voie. Mais en route, le train est attaqué et Grant voit la paie s’envoler.

 

Aaron Rosenberg, le producteur du film, avait demandé à Anthony Mann de réaliser ce film, puisqu’il avait déjà dirigé James Stewart dans quelques westerns. Mais Mann refusa, ne croyant pas beaucoup à cette histoire de rédemption et d’accordéon.

En effet, Grant est accordéoniste et joue pour gagner sa vie depuis que ce même Kimball l’avait chassé parce que McLaine avait laissé partir Utica Kid (Audie Murphy), desperado célèbre dans le Colorado (1).

 

Mais si Utica Kid n’est pas le méchant de l’histoire – encore que – James Neilson nous sert une belle bande de pillards qui boivent sec et ont la gâchette facile : le gang de Whitey Harbin (Dan Dureya). On reconnaît d’ailleurs dans cette association de malfaiteurs deux méchants patentés du western : Jack Elam et son regard particulier et Robert J. Wilke (Concho), qui apparaîtra par ailleurs dans lLes 7 Mercenaires, défiant Britt (James Coburn) à un duel (2).

Et puisqu’on en est aux stars, notons aussi la présence de Brandon De Wilde (Joey), inoubliable dans le Shane de George Stevens dans lequel il porte déjà le prénom de Joey.

 

On ne peut donner tort à Anthony Mann de ne pas avoir cru à cette histoire hautement improbable. Il est clair que James Stewart était un meilleur cowboy qu’accordéoniste. De plus, la sous-intrigue autour de Joey  n’est pas tellement plus crédible, son antagonisme avec Concho eût pu être réglé plus vite, d’un coup de pistolet : le code Hays réprouvant les meurtres d’enfants.

Et puisqu’on parle du Code et donc de ses puritains qui firent la loi à Hollywood, la résolution heureuse a dû être fortement appréciée par ces tristes individus : Grant termine non seulement avec une femme (3), mais en plus avec un fils sans avoir eu besoin de procréer (quelle horreur !) avec cette même femme !

 

De même, la résolution de l’intrigue principale et surtout l’élimination définitive des méchants aurait mérité un traitement moins expéditif et surtout un tantinet plus individuel d’autant plus que la durée du film – 90 minutes – se prêtait à un léger allongement.

Au final, nous avons un western mineur malgré ses interprètes, avec une intrigue bâclée, sans pour autant laisser de côté l’indispensable rédemption chère au cinéma américain : je vous laisse deviner qui sera sauvé, bien que là encore, l’intrigue soit un peu trop prévisible.

 

Je terminerai sur le statut des méchants : s’ils sont rapidement identifiés et surtout interprétés par quelques habitués, leur traitement superficiel s’ajoute aux autres raisons de l’échec du film. Nielson, dont ce fut l’un des rares films au cinéma (13 : ayant beaucoup travaillé pour la télévision), ayant oublié que plus un méchant est réussi et plus le film a une chance d’être un succès.


Dommage.

 

  1. Cette initiative n’est pas criminelle, Grant a une très bonne raison de ne pas tuer ce jeune homme.
  2. Défier Britt : quel inconscient !
  3. Elles sont trois, Miss Vittles (Olive Carey, la femme de Harry et la mère de Junior), Verna Kimball (Elaine Stewart, rien à voir avec notre ami James) et Charlotte « Charlie » Drew (Dianne Foster, 91 ans le 31 octobre prochain…) : la première est un peu âgée et la seconde déjà mariée, alors pas besoin d’être grand druide pour savoir laquelle terminera avec lui.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Wes Craven
La Colline a des yeux 2 (The Hills have eyes part II - Wes Craven, 1984)

Michael Berryman est de retour : Pluto a survécu (1).

Les collines (2) ont donc toujours des yeux !

 

Huit ans ont passé – dans la vie comme dans l’intrigue, quand Wes Craven nous propose une suite à son premier opus qui avait donc popularisé l’inquiétant (physiquement seulement) Michael Berryman.

Pour ce faire, il reprend les mêmes ingrédients et quelques survivants du premier opus : Bobby (Robert Houston) et Ruby (Janus Blythe). Enfin plus Ruby que Bobby puisque, traumatisé par la première partie, il jette l’éponge et laisse Ruby partir à sa place pour une hypothétique course dans le désert, obligeant les voyageurs à se rendre dans le lieu maudit qui nous les fit découvrir.

Cette fois-ci, ce sont des jeunes adultes (des adulescents, donc) qui sont embarqués pour cette course dont bien sûr peu reviendront vivants.

 

Comme toujours dans ces cas-là (une suite), Craven – scénariste en plus d’être réalisateur – profite des traumatismes de Bobby pour nous replonger dans l’horreur (3) avant de nous en proposer une nouvelle, dont l’organisation n’est pas sans rappeler Vendredi 13 qui sortit entretemps.

En effet, nous retrouvons donc une bande de jeunes (4) face à un ennemi des plus sauvages – The Reaper face à un ennemi des plus sauvages – The Reaper (John Bloom) – aidé de mon préféré : Michael Pluto Berryman. Ces deux affreux arrivant au même résultat que celui de la famille Voorhees.

 

C’est aussi spectaculaire que la première fois et cela vous fait parfois sursauter, mais dans l’ensemble, le résultat final n’est pas bien différent, la fraîcheur de la nouveauté en moins.

On en arrive à essayer de deviner ceux qui vont s’en sortir, ce qui varie beaucoup puisque le nombre de survivants fond comme neige au soleil.

Mais cette fois-ci, c’est bel et bien terminé puisque les deux films ont été refaits (5) par d’autres, avec tout de même Craven à la production.

 

La seule curiosité du film vient de la jeune première : Tamara Stafford dans le rôle de Cass. Outre qu’il s’agit du seul film où elle tient le haut de l’affiche, elle interprète ici une jeune femme aveugle qui doit se battre, en plus de sa cécité, contre nos deux tueurs ainsi que les railleries des autres (au début).

Et vous vous doutez bien qu’elle est l’une des rares à se sauver à la fin : le scénario n’ajoutant pas la cruauté de s’en débarrasser aux épreuves qu’elle doit déjà affronter seule dans le noir.

 

Alors à voir ?

Peut-être pas.

 

  1. Non, ce n’est pas le chien de Mickey.
  2. Pourquoi avoir singularisé le titre dans sa traduction française ? Je trouve qu’il y a assez de collines pour les pluraliser.
  3. On a le plaisir de revoir la belle Susan Lanier (Brenda) que je salue au passage…
  4. Qui ne se fendent pas la gueule comme aurait dit Coluche, mais qui ont plutôt tendance à se la faire fendre…
  5. Des remakes, quoi.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Walter Hill
48 heures de plus (Another 48 Hrs - Walter Hill, 1990)

Huit ans ont passé et Walter Hill retrouve son duo de choc : Jack Cates (Nick Nolte) et Reggie Hammond (Eddie Murphy). Mais c’est plutôt l’inverse qu’il faudrait dire car depuis le premier opus, Eddie Murphy est devenu une star incontournable, grâce, entre autres, à Beverly Hills Cop sorti six ans plus tôt.

C’est donc Murphy qui tient le haut de l’affiche –y et qui encaisse donc le plus gros cachet.

A leurs côtés, on trouve Brion James (Ben Kehoe) qui était déjà là lors du premier volet, et un autre habitué des films de Walter Hill : Ed O’Ross.

Ces deux derniers acteurs étant des aussi des habitués de rôles de méchants, le spectateur se met donc à parier sur celui qui serait le grand Méchant, surnommé « Iceman », et que mes amis traducteurs n’ont pas trouvé mieux que d’appeler « L’Ange bleu ».

 

Toujours est-il que nous retrouvons le couple bizarrement assorti Hammond-Cates pour une intrigue un tantinet similaire à la première, et dont la parenté est aussi un élément de l’intrigue : l’un des affreux qui veut la peau de Reggie n’est autre que le frère du Ganz (James Remar) qui se faisait tuer à la fin du film précédent : Cherry (Andrew Divoff).

Parce que pour le reste, c’est quasiment la même chose, avec le même résultat : les méchants sont abattus sans autre forme de procès, et Hammond et Cates sont les héros du bal.

 

Certes, ça jure un peu moins que dans le premier épisode, mais on y trouve tout de même des filles peu vêtues, de nombreuses fusillades et la Cadillac bleue de Jack, toujours aussi minable (1).

Dernier détail : Jack a arrêté de boire.

 

Et à part ça ?

Ben rien.

Et vous, ça va ?

 

  1. La voiture, pas Jack. Encore que…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Doug Liman
Barry Seal : American Traffic (American made - Doug Liman, 2017)

Barry Seal (Tom Cruise) est pilote pour la TWA. En 1978, il rencontre l’agent Schafer (Domhnall Gleeson, le fils de) qui lui propose de travailler pour la CIA, et de prendre des photos dans installations militaires des différents pays d’Amérique Centrale.

Pour cela, on lui donne un appareil et un aérodrome.

Tout va bien jusqu’au moment où Jorge Ochoa (Alejandro Edda), Pablo Escobar (Mauricio Mejía) et Carlos Lehder (Fredy Yate) lui proposent de convoyer leur marchandise en rentrant chez lui.

Et comme l’argent se met à couler à flot, Barry ne voit pas pourquoi il refuserait…

 

Je l’ai déjà écrit ici, Doug Liman est ce qu’on appelle un réalisateur efficace. Il nous l’avait prouvé avec son formidable The Bourne Identity (2002), qui renouvelait un peu le film d’espionnage. Ici, il s’attaque à une histoire vraie, celle de Barry Seal (1939-1986) qui de 1978 à sa mort trempa dans des affaires on ne peut plus louches, travaillant donc pour la CIA et le Cartel de Medellin et s’enrichissant éhontément, tout en trafiquant à une échelle très haute, protégé par l’administration américaine.

 

C’est donc un récit d’une partie de la Guerre froide qui fut franchement réchauffée à la fin des années 1970s, sous Carter et surtout Reagan : des missions d’espionnage puis du trafic d’armes ainsi que du trafic de drogue.

Cela peut paraître énorme pour un seul homme, et le ton du film a tendance à nous induire en erreur : le parti pris ironique relativise la portée criminelle de ses (ex)actions, accentuant l’immoralité de cet homme au parcours si complexe.

 

Dès le début, on sent que ce que nous allons voir n’est pas commun : alors que s’installe le générique de l’Universal, on se dit qu’on a le temps de voir défiler les différentes compagnies partenaires avant que cela commence vraiment. Mais pas du tout, rapidement tout est interrompu et remplacé par un générique qui nous renvoie en 1978, du temps de l’administration Carter. Le ton est donné : je me répète pas la spécificité du personnage que nous allons suivre est fortement originale.

Ce parti pris est alors accentué par le côté cool de Tom Cruise, un sourire aux lèvres comme l’un des ados qu’il a pu jouer dans les films de ses débuts.

Cette attitude sympathique et le ton enjoué du film nous le font apprécier sans réserve, si ce n’est toutefois le scrupule énoncé plus haut : les différents trafics auxquels il se trouve mêlé sont des crimes graves, amenant des morts, violentes ou non.

 

Mais cet aspect hors-la-loi de Seal ne doit pas nous faire oublier que c’est au plus haut niveau de l’Etat que ces différents trafics trouvent leur origine. La séquence finale, qui voit (en partie) ce qu’il advînt après la mort de Barry, est des plus éloquentes, donnant une dimension non négligeable des responsabilités des différents acteurs de l’ombre de ces différentes affaires. Et encore elle  n’insiste pas beaucoup sur les différents rôles de ces gens « au-dessus de tout reproche », comme on dit...

Alors on peut reprocher au film son ton un tantinet léger, nous présentant un personnage plutôt abject (1). Mais on n’oubliera pas que les pays qui sont capables de mettre en scène de tels scandales politiques ne sont pas les plus nombreux. Et même si Reagan et Bush père (2) sont morts, de nombreux acteurs (pas de cinéma) de cette période sont toujours en vie.

Combien de pays sont-ils capables de dénoncer ce scandale cinématographiquement ?

 

 

PS : Le titre original – qu’on pourrait traduire par « fabriqué aux Etats-Unis » possède une teinte ironique (sinon sarcastique) quant aux différentes opérations racontées dans le film…

  1. Croulant sous les dollars, il est obligé d’en enterrer, tous les endroits de rangement de sa maison étant déjà pleins à craquer, une banque étant obliger de construire une extension à leur coffre-fort pour mettre en sûreté l’argent des autres clients !
  2. Directeur de la CIA en 1976-77, il fut vice-président de Reagan entre 1985 et 1989 avant d’être à son tour élu.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Lucien Hubbard, #Maurice Tourneur, #Benjamin Christensen, #Muet
L'Ile mystérieuse (The mysterious Island - Lucien Hubbard, 1929)

Sur son île (1), le comte Dakkar (Lionel Barrymore) est en train de construire un vaisseau révolutionnaire : il s’agit d’un sous-marin permettant d’aller explorer les profondeurs, à, la recherche d’êtres aquatiques lointains cousins de l’homme.

Mais son ami le baron Falon (Montagu Love) voit dans cette invention une arme potentielle : un affrontement entre Dakkar et Falon devient alors inévitable.

 

Autant le dire tout de suite : le film est une « adaptation » du roman de Jules Verne. Mais, rapidement, on se rend compte qu’il n’en est rien. Si Dakkar nous fait penser à Némo de 20.000 Lieues sous les mers, on se demande à qui fait référence Dakkar. Quant au roman à proprement parler, on pense plus à 20.000 qu’à sa suite.

Quoi qu’il en soit, au cinéma tout étant permis, considérons ce film comme ce qu’il est et non ce qu’il pourrait être.

 

Commencé en 1926, la pré- et la postproduction furent bousculées par un cataclysme inattendu : l’arrivée du parlant. C’est pourquoi le film fut complètement repensé, avec ajout du son ainsi que quelques dialogues.

De plus, ce film fut longtemps considéré comme perdu avant d’être retrouvé : outre l’insertion d’éléments sonore, il fut tourné en Technicolor. Ce n’est malheureusement pas la version que j’ai pu voir.

Et tout cela nous donne un film partiellement parlant où l’utilisation de la voix est pertinente : les explications de Dakkar au début, les échanges radio ensuite.

Dans ce film partiellement sonore, on entend aussi certains bruitages ainsi que des éclats de voix et autres bruits de sabots de chevaux pendant les scènes de foule. Le reste est muet, Lucien Hubbard ayant recours aux intertitres pour faire avancer l’intrigue.

 

Mais si la partie adaptation est plus que douteuse, le film en tant que tel mérite le détour, et malgré cette infidélité au roman, on y retrouve tout de même le côté aventurier et scientifique qui constituent l’univers de l’écrivain. Et si les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur de ce qu’on peut voir maintenant, on ne peut qu’être admiratif devant le travail effectué par Cedric Gibbons et son équipe, créant des intérieurs et certains éléments qui annoncent ce qu’on pourra voir souvent dans les films de série B quelques décennies plus tard. On retrouve dans ce film la même touche scientifique que dans Frau im Mond (Fritz Lang) qui sortit la même année, dix jours plus tard.

Et je dois avouer que j’ai pris plus de plaisir à voir ce petit film (2) de Hubbard que celui du grand Fritz : le montage et surtout jeu d’acteurs y étant plus dynamiques. De plus, la présence de Barrymore, Hughes et surtout Montagu Love – encore dans un rôle de méchant – donne une autre dimension au film.

 

Et puisqu’il faut aussi justifier la présence de Jules Verne au générique, nous avons droit à un combat contre un céphalopode géant qui vient attaquer le sous-marin. Certes, l’utilisation de maquettes et autres incrustations est évidente et le montage n’est pas toujours extraordinaire,  mais il n’en demeure pas moins que ce film possède un certain charme (voire un charme certain).

 

 

PS : s’ils ne sont pas crédités à la sortie du film, Maurice Tourneur et Benjamin  Christensen (excusez du peu) ont aussi participé au tournage.

 

PPS : Doit-on voir – une dizaine d’années plus tard – une critique du nouveau pouvoir en place en Russie ? Certains éléments me font pencher vers cette hypothèse…

 

  1. Mystérieuse, cela va sans dire.
  2. 55.000 $ de budget pour une recette de 1.130.000 $ de recette.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Peter Jackson, #Heroic Fantasy
Le Hobbit : Un Voyage inattendu (The Hobbit: An unexpected Journey - Peter Jackson, 2012)

Bilbo (Martin Freeman) est un Hobbit paisible dans son trou de la Comté, passant ses journées à manger, faire son jardin, lire et fumer. Un jour, le magicien Gandalf le Gris (Ian McKellen) vient le voir, lui proposant l’aventure de sa vie : reprendre le trésor du royaume d’Erébor, gardé jalousement par le dragon Smaug.

Pour cela, il sera accompagné par des Nains dont le chef Thorin (Richard Armitage) est l’héritier de ce royaume.

 

A peu près dix ans après Le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson s’attaque à nouveau à l’univers de Tolkien dont le roman The Hobbit (1937) se situe soixante ans avant.

On y retrouve Bilbo donc, plus jeune et fort peu aventureux, ainsi que certains des personnages de la trilogie : Gandalf donc, Elrond (Hugo Weaving), Galadriel (Cate Blanchett)…

Cette aventure est aussi la base de ce qui sera cette grande épopée qui paraîtra en 1954-55.
C’est bien sûr cet angle qui est privilégié dans le film, amenant des résonnances pour le spectateur averti : découverte de l’Anneau et de son pouvoir ; évocation du combat contre Sauron qui amena la perte de ce même anneau…

Et c’est aussi comme Frodo (Elijah Wood) que Bilbo découvre ce pouvoir, l’Anneau se glissant accidentellement (?) à son doigt.

Bref, nous sommes en territoire connu.

 

Tout comme Le Seigneur, Jackson a scindé son histoire en trois parties, tournées dans la foulée afin d’éviter certains écueils physiques (Christopher Lee mourut un an après la sortie du dernier opus, sa dernière apparition sur grand écran), mais surtout pour maintenir tout le monde dans la même dynamique : laisser passer du temps entre chaque épisode demande une remise en condition couteuse en temps.

Bien sûr, plus que dans la Trilogie de 2001-2003, le scénario prend des libertés avec le roman original, mais comme on le dit toujours, nous sommes au cinéma. Tout comme le Tintin de Spielberg (où Jackson était partie prenante du projet), ce Hobbit retransmet bien l’univers d’héroïque-fantaisie dans lequel baigne le roman.

De plus, Jackson a tourné certaines séquences dans les mêmes lieux que Le Seigneur, nous proposant des images de toute beauté, soutenant magnifiquement son intrigue, lui donnant un cadre des plus réalistes, indispensable à l’adhésion du spectateur.

Et d’une manière générale, les décors – en postproduction très souvent – sont superbes, servant parfaitement cette nouvelle épopée.

 

L’utilisation des personnages présents dans la trilogie (cinématographique) initiale renforce l’importance de cette nouvelle aventure. Certains critiques comparèrent alors cette nouvelle trilogie avec celle de Starwars. D’une certaine façon, le parallèle est évident, mais une grande différence s’impose tout de même : Peter Jackson n’est pas George Lucas. Jackson est beaucoup pus à l’aise dans cet univers et surtout derrière la caméra que ne l’est Lucas, ce dernier évoluant beaucoup plus aisément dans les domaines de la production.

 

Je terminerai en disant que Jackson a donné une teinte un peu plus comique au film, surtout par la présence de certains nains – Bombur (Stephen Hunter), Ori (Adam Brown) – sans pour autant négliger les événements tragiques, ou les scènes de combats spectaculaires.

 

Un régal.

 

 

PS : On notera aussi la présence de Dominic « Dr. Strange » Cumberbatch, dans le rôle (immatériel) du Nécromancien : Cumberbatch était alors associé avec bonheur au même Martin Freeman pour la série Sherlock Holmes, qui se prolongera jusqu’en 2017.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Anthony Mann
Je suis un Aventurier (The far Country - Anthony Mann, 1954)

Rien à voir avec la chanson de Dutronc (qui lui est postérieure d’une quinzaine d’années), ce western d’Anthony Mann nous ramène dans un Ouest américain des plus sauvages : entre l’Alaska (Skagway) et le Yukon (Dawson City), là où la Loi et son représentant ne font qu’un, Washington étant bien loin pour aller vérifier…

Jeff Webster (James Stewart) et Ben Tatum (Walter Brennan) débarquent à Skagway avec leur troupeau et – crime impardonnable – perturbent une double pendaison commandée par le juge Gannon (John McIntire). Condamné puis relâché après avoir vu son troupeau confisqué, Jeff accepte la proposition de Ronda (Ruth Roman) de l’emmener à Dawson City. De nuit, il récupère son troupeau et va le vendre là-bas.

Mais Gannon et ses hommes l’ont suivi.

 

C’est déjà le sixième film que Mann et Stewart tournent ensemble (il y en aura encore deux), et on retrouve quelques éléments de Bend of the River (1952) où il est déjà question de gens ayant tout abandonné pour fonder autre chose plus loin.

Mais alors que James Stewart avait un rôle de gentil (1), ici, il est beaucoup plus nuancé (2), un peu misanthrope s’il n’y avait pas à ses côtés le vieux Ben, compagnon fidèle et inséparable. Et encore une fois, on retrouve Walter Brennan dans un rôle de papy un tantinet bourru, même s’il n’est pas aussi vindicatif que chez Hawks (Rio Bravo par exemple…).

Jeff n’est pas le seul personnage complexe de cette histoire : Ronda n’est pas ce qu’on peut appeler une femme très recommandable : partout où elle passe, elle ouvre un saloon qui profite de son implantation solitaire pour plumer les prospecteurs, n’ayant pas la possibilité de se fournir ailleurs. De plus, son association avec Gannon – à Skagway tout du moins – est des plus troubles.

 

Gannon n’est pas un juge ordinaire comme on pouvait en trouver dans les grandes villes américaines à la fin du 19ème siècle : l’éloignement et la rudesse du climat décourageant très certainement quelque représentant d’aller voir comment la Loi est appliquée.

Surtout que Gannon est ce qu’on peut appeler un juge pittoresque : buvant sec et régissant son comté d’une main de fer, c’est donc pendant une pendaison que nous le découvrons.

Mais dès sa rencontre avec Jeff, le ton est donné : avoir perturbé la pendaison est un crime grave, plus que d’avoir tué quelqu’un !

On retrouve alors dans ce juge un héritier de Roy Bean, Officier de justice à l’Ouest du Pecos (3). Gannon arrange la Loi pour la faire sienne, condamnant ou acquittant selon ses intérêts.

 

Mais bien sûr, il n’est pas seul et parmi les nombreux hommes de mains (de gâchettes, plutôt), on trouve un magnifique méchant : Madden (Robert J. Wilke). Arrogant, impudent et rapide au pistolet, le spectateur n’a qu’une envie : celle de le voir mordre définitivement la poussière

(4).

Autre méchant singulier, Frank Newberry est interprété par l’un des plus singuliers seconds rôles du cinéma américain : Jack Elam. Reconnaissable à son regard, il a encore une fois un rôle du côté obscur, et lui non plus n’arrivera pas jusqu’à la fin du film.

 

Mais heureusement, il y a aussi les prospecteurs, ceux qui ne manient pas très bien les armes à feu et donnent une teinte colorée aux habitants de cette ville en devenir (Dawson City). On y retrouve un trio de chanteuses qui tient en même temps le premier saloon du coin, avant d’être supplantées par Ronda. Et puisqu’on en est aux personnalités, on retrouve parmi elles une grande dame des seconds rôles : Kathleen « Penguin » Freeman.

On trouve aussi (bien sûr) un poivrot qui avait promis d’arrêter de boire, Rube (Jay C. Flippen). Mais si ce rôle a un côté comique au début, avec la situation qui pourrit à Dawson, il en devient tragique et ne doit son salut qu’à Jeff.

 

Quoi qu’il en soit, Anthony Mann signe ici un magnifique western (encore un), donnant à son personnage principal une teinte particulière : alors que James Stewart est catalogué parmi les gentils du cinéma – et pas seulement dans les westerns – le rôle de Jeff le rend plus inquiétant, pour les gens qui le rencontrent tout comme pour le spectateur. C’est un rôle tout en nuance qui tranche un peu avec les codes manichéens habituels : d’un côté le héros (vertueux, bon, justicier) et de l’autre le(s) méchant(s).

Jeff reste du bon côté, mais son attitude égoïste le laisse longtemps à l’écart de ce qu’il se passe autour de lui. Et ce n’est que quand son propre intérêt sera menacé qu’il acceptera le rôle de justicier.

Et une question se pose : s’il n’avait pas été menacé par Gannon, aurait-il participé au nettoyage de la ville ? Je ne le pense pas, mais n’oublions pas qu’il s’agit de James Stewart, et qu’on ne pouvait pas laisser partir son personnage alors que les méchants triomphaient.

 

 

  1. Peut-il en être autrement ?
  2. Tiens, oui.
  3. Si Roy Bean fut un homme qui a réellement existé, je vous renvoie plutôt à l’album qu’en tirèrent Morris et Goscinny (1959), la violence en moins.
  4. Rassurez-vous, ça arrivera.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #François Truffaut
Le dernier Métro (François Truffaut, 1980)

Paris, septembre 1942.

Les Allemands occupent la ville et les lieux de spectacles survivent malgré les privations et surtout la censure omniprésente, influencée entre autres par l’infâme Daxiat (Jean-Louis Richard), critique théâtral à Je suis partout, cette ignoble feuille de choux antisémite.

Au Théâtre Montmartre, c’est Marion Steiner (Catherine Deneuve) qui a succédé à son mari Luka (Heinz Bennent), interdit d’activité puisque juif.

Arrive dans ce théâtre le jeune acteur Bernard Granger (Gérard Depardieu), pour interpréter un rôle dans une pièce dirigée en sous-main par Luka, réfugié (secrètement, cela va de soi) dans la cave du théâtre.

 

Rater le dernier métro a toujours été mauvais signe : c’était l’occasion (mauvaise) de rentrer à pied chez soi, et pour peu que la pluie tombât, cela devenait un véritable supplice.

Mais en 1942, c’était  encore pire car s’ajoutait la possibilité d’être raflé par (au choix) les soldats allemands qui étaient (presque) les seuls autorisés à circuler à toute heure, ou la Gestapo, je devrai dire les Gestapos, allemande et française.

Une époque bien trouble en vérité, comme on peut le lire souvent à propos de cette période.

 

Ici, François Truffaut (1) Suzanne Schiffman et Jean-Claude Grumberg adaptent un épisode de la vie de la danseuse Margaret Kelly Leibovici (1910-2004) qui cacha pendant quelques années son mari Marcel Leibovici de la Gestapo (encore elle).

C’est une très belle histoire, portée par des interprètes de talent, mais on ne peut s’empêcher de trouver que quelque part, ça sonne faux. Et pourtant, Truffaut n’apparaît pas, ni ne parle…

Le thème central – la survie du théâtre – amène une mise en abyme permanente, qui malheureusement nuit à la reconstitution du Paris des années d’Occupation. La seule séquence qui semble avoir réellement été tournée en « extérieur » (2) se situe d’ailleurs dans le métro !

Pour le reste, nous sommes à chaque fois en intérieur ou presque.

Et c’est bien dommage parce que cela amène une artificialité qui nuit au film. Et pourtant, ce film eut un grand succès, raflant maintes récompenses (10 Césars). D’un autre côté, comme le rappelle régulièrement ce même professeur Allen John, en 1939, La Chevauchée fantastique n’a reçu que deux Oscars pendant qu’Autant en emporte le Vent en raflait 10… Mais ceci est une autre histoire.

 

Et pour le reste, la pièce jouée – la Disparue – a des résonances contemporaines (pour l’intrigue) qui nous amènent à penser que ce qui se joue sur la scène se joue aussi dans la vie réelle, c’est-à-dire celle de 1942-43. Et Truffaut va jusqu’au bout dans cette idée, jouant de la limite ténue entre l’intrigue du film et celle de la pièce pour amener une légère confusion chez le spectateur.

Et en fin de compte, on en arrive à douter de tout ce qu’on voit, et la séquence finale en est un bel exemple, même si les ficelles sont un tantinet grossières.

Reste un film agréable, mais où le jeu de certain(e)s interprètes a tendance à lasser voire pire.

Et la scène cruciale qui voit Luka enfin sortir à la lumière est gâchée par un mur sur lequel ce dernier s’appuie : il s’enfonce comme s’il s’agissait d’un décor de cinéma.

 

Ah mais oui, nous sommes au cinéma…

 

  1. Passez votre chemin, professeur Allen John : à demain.
  2. Hum…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Comédie dramatique, #Joel Coen, #Ethan Coen, #Steve Buscemi
Fargo (Joel & Ethan Coen, 1996)

« Jeez ! » et « Oh yeah ? » sont certainement les deux expressions les plus usitées dans ce film des frères Coen. On a beau avoir une collection de personnages tous plus différents les uns des autres, on en revient toujours à ces mêmes deux expressions marquant l’étonnement.

C’est aussi ce qu’on pense en suivant ce film policier fortement teinté d’humour – noir la plupart du temps.

 

Jerry Lundegaard (William H. Macy) a cruellement besoin d’argent que son beau-père Wade Gustafson (Harve Presnell) refuse de lui prêter. Il imagine alors un faux enlèvement de sa femme (Kristin Rudrün) par un duo de truand particulier : Carl Showalter (Steve Buscemi) et Gaear Grimsrud (Peter Stormare).

Pour être particuliers, ces deux personnages le sont tellement que les cadavres se multiplient à leur contact. Ils se retrouvent alors recherchés par la cheffe Marge Grunderson (Frances McDormand, Mme Joel Coen à la ville).

 

Autant vous dire que l’intrigue principale n’est pas la chose la plus importante : ce sont surtout ces différents protagonistes qui nous intéressent le plus, et les deux truands en particulier.

Il faut dire que Buscemi et Stormare forment un couple absolument improbable et c’est pour cela qu’il fonctionne. En effet, on a une association de type Laurel et Hardy mais dans un registre beaucoup plus noir : Carl est un bavard alors que l’autre prononce une cinquantaine de mots dans tout le film (18 répliques) ; Carl est un petit nerveux quand Gaear est un faux calme… Bref, on ne peut rêver meilleur couple aussi dissemblable.

 

Et comme c’est aussi un film policier, on a des cadavres dont le nombre augmente au fur et à mesure que le film avance, avec ce qu’il faut d’hémoglobine pour faire vrai : le sang gicle des blessures et surtout salit les vêtements.

Mais le plus étonnant quant à la présence du sang, c’est que nous sommes dans le Minnesota en pleine hiver et que pas une seule fois la neige n’est teintée.

Mais le pire (vraiment ?), c’est qu’on ne peut s’empêcher de rire de cette intrigue absolument absurde : l’accumulation dans l’horreur n’a aucune limite puisqu’à un moment, l’un des personnages (je ne vous dis pas lequel, vous irez voir) en vient à utiliser un broyeur de végétaux pour faire disparaître un corps !

 

C’est absolument délirant, mais surtout, le paysage hivernal donne une dimension irréelle qui force à l’humour. Les différents éléments du décor se fondent dans le blanc de la neige, comme pour une surexposition. Nous avons alors de très belles images rappelant certains tableaux abstraits sur lesquelles se dégagent quelques éléments identifiables, mais perdus au milieu de tout ce blanc.

Dès lors, il est très difficile de prendre cette histoire bien au sérieux, surtout avec de tels interprètes. Si le couple Buscemi/Stormare est magnifique, il ne faut pas oublier William H. Macy en concessionnaire escroc (pléonasme ?) et surtout Frances McDormand qui elle aussi ne prend rien au tragique, son attention restant sur sa propre vie avec Norm (John Carroll Lynch)  la peinture et surtout leur enfant à venir (encore 2 mois).

 

Bref, un film absolument étonnant où chaque actrice, chaque acteur, interprètent un personnage qui semble fait pour lui, le tout avec un accent du Minnesota à couper au couteau, égrenant les deux répliques mentionnées en début d’article.

Bref, un film devenu culte depuis, ce qui n’est absolument pas volé, et qui se situe juste avant un autre film incroyable des mêmes frères : The big Lebowski.

 

Un pur plaisir.

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