Angelina (Kathleen Turner) est menacée par l’infâme Grogan (Ted « Jason » White) : il veut son or et plus car affinités. Mais heureusement, elle portait dissimulé un couteau qu’elle envoie dans le cœur de son opposant, et une fois sauvée des frères de Grogan, le beau Jessie la sauve et l’emmène vers le bonheur.
Fin.
Enfin, fin du roman que Joan Wilder (Kathleen Kennedy) vient d’écrire et va porter à son éditrice (Holland Taylor).
A la poste ce matin, une lettre renfermant une carte que des méchants veulent à tout prix récupérer, si Joan veut pour sa part récupérer sa sœur (Mary Ellen Trainor, Mme Zemeckis à la ville) en échange.
Voilà donc Joan Wilder qui n’a jamais quitté New York sur la router de l’aventure, mais aussi sur celle de Jack T. Colton (Michael Douglas), ainsi que du dangereux Zolo (Manuel Ojeda) colonel et chirurgien mais surtout boucher notoire.
Avec ce film, Robert Zemeckis fut projeté en avant de la scène, enchaînant ensuite de nombreux succès dont le suivant Retour vers le Futur est emblématique de son cinéma : mêlant humour et scénario solide et un très bon sens du timing comme le montre dans ce film la descente forcée de Joan et Jack.
Bien sûr, ce film n’est pas sérieux. Mais sans tomber dans l’outrance du trio Abrahams, Zucker & Zucker (Top Secret cette année-là), Zemeckis réussit une très belle parodie du film d’aventure, mélangeant les ingrédients susnommés avec bonheur.
Il faut dire qu’on retrouve, outre l’emprunt au western d’introduction, tous les éléments des films d’aventure : un chasseur (Jack) solitaire (1) ; un méchant sadique (Zolo) ; deux truands à la petite semaine – un grand mince (Ira/Zack Norman) et un petit gros (Ralph/Danny DeVito) – et une belle nunuche (Joan) obligée, malgré elle, de vivre le destin de son héroïne la belle Angelina. Mais il faut avouer que traverser la jungle colombienne en talons aiguille n’est pas une très bonne idée (2).
On s’amuse beaucoup de cette intrigue qui (elle aussi) mêle avec bonheur les éléments des romans de Joan et sa véritable aventure, et quand se termine le film, on se demande alors quelle est la vérité entre ce qu’on a pu voir et ce qu’elle a pu écrire (3). Rassurez-vous, l’ultime séquence remet les choses au point et la fin est – pouvait-on en douter ? – heureuse.
Quoi qu’il en soit, Zemeckis nous emmène là où il veut et comme il le veut, le spectateur étant alors séduit par cette histoire qui en outre recèle des narcotrafiquants et des poursuites en voiture (avec une 4-L, s’il vous plaît) ainsi qu’une cascade et comme si cela ne suffisait pas des crocodiles. Ai-je parlé du pont qui enjambe une vallée avec rivière tout en bas ?
Bref, nous sommes gâtés et nous ressortons du film un sourire aux lèvres, comme c’est très souvent le cas avec les films de Zemeckis.
Par contre, le succès (mérité) amena des producteurs (dont Michael Douglas) à en faire une suite, avec le trio Kennedy-Douglas-DeVito. Et comme Zemeckis travaillait sur Retour versle futur, il ne put y participer : le résultat s’en fait sentir.
Et on en revient à la question habituelle : Une suite était-elle nécessaire ?
Franchement ?
Non.
- Il chasse les oiseaux pour les revendre.
- Un argument publicitaire du film à sa sortie.
- D’où le titre original qui allie l’émeraude et le métier de Joan qui mélange aventure et romance dans ses livres.
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