Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventure, #Ron Howard, #Tom Hanks
Da Vinci Code (Ron Howard, 2006)

Avant il y avait le best-seller (1) de Dan Brown.

Et Ron Howard est arrivé avec la lourde de tâche d’adapter l’un des romans les plus lus de ce début de millénaire.
Pas de souci : un casting international ; de belles reconstitutions en surimpression, et Tom Hanks.

 

Pour ce qui en est de l’adaptation (2), on peut la juger honorable, les grandes lignes ayant été conservées. Le seul problème de l’adaptation, c’est le bavardage.

Le livre de Brown, s’il se situe dans une zone d’ombre propice à la conspiration – avec quelques éléments véridiques – renferme une somme d’informations étayant ces aspects historiques.

 

Et c’est justement là où le bât blesse. Howard nous propose une adaptation musclée et spectaculaire où Tom Hanks et les autres semblent dans leur élément. Mais on ne peut passer à côté d’un bavardage didactique qui a tendance à rendre ce film un tantinet pénible à revoir : lors de la première vision, on ingurgite beaucoup d’informations, la deuxième peut amener l’indigestion…

 

Et c’est bien dommage parce que l’intrigue renferme tous les ingrédients d’un bon blockbuster : complot, poursuite, reconstitution, trahison… N’en jetez plus, tout est là.

Mais il faut passer par la théorie, et le film donne alors l’impression de s’enliser.

Même la présence de l’immense Ian « Gandalf » McKellen n’y change rien. C’est d’ailleurs lors de son apparition qu’on a le plus de théorie. Mais son personnage d’infirme érudit et britannique est une belle réussite.

 

Alors on se laisse distraire, en regrettant ceci plutôt que cela, pas assez de ci, et trop de ça…
Et au final, un film somme toute agréable, mais sans plus. Ron Howard nous a proposé mieux.

Quant à la belle Audrey Tautou, je la préfère dans un rôle un petit peu moins sérieux, un petit peu plus malicieux…

 

 

PS : A noter un petit plus par rapport aux films américains qui se déroulent (ou sont supposés se dérouler) en France. La présence de véritables acteurs français parlant dans leur langue dans la version originale (3), nous change des pseudo-français habituels, ceux qui ont un accent « où on pourrait accrocher un par-dessus » (Coluche).

 

  1. Euphémisme
  2. Je ne m’étends pas : ceci est un film et rien d’autre comme le dit fort justement mon grand ami le professeur Allen John.
  3. Le doublage n’a pas de place chez moi…

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Etienne Chatiliez
Tatie Danielle (Etienne Chatiliez, 1990)

Elle est vieille.

Elle est veuve.

Elle vit seule.

Elle est méchante.

Elle ? Tatie Danielle (Tsilla Chelton).

 

Deux ans après La Vie est un long fleuve tranquille, Etienne Chatiliez nous revient avec un nouveau film dans lequel il continue de décrire les gens, avec un soupçon de cynisme, juste assez pour faire basculer dans le registre de la comédie. Grinçante, cela va de soi.

 

Tatie Danielle (1), c’est l’archétype de la vieille femme acariâtre : capricieuse, égoïste, misanthrope, en un seul mot odieuse ! C’est la grand-mère qu’on n’aimerait pas avoir, la grand-tante (2) qu’on évite sauf pour les étrennes (sinon pas d’héritage) et que, bien entendu, chacun a dans sa propre famille. Pour ma part, j’en ai eu une qui correspondait à certaines de ces qualités, mais qui, une fois qu’on savait comment elle pensait, devenait une femme charmante et généreuse.

Autant vous dire que le film de Chatiliez a fait mouche dans ma famille !

 

Mais au-delà du cynisme, c’est avant tout un personnage magnifiquement campé par la grande Tsilla Chelton qui s’est beaucoup amusée pendant le film. Sa prestation est complète : elle a le ton juste et le jeu qui l’est autant, donnant corps à un archétype plus vrai que nature.
En face d’elle, on trouve une famille désemparée et donc prête à subir la tyrannie de cette emmerdeuse : en vendant sa maison au profit de ces neveu et nièce, elle s’assure un avenir confortable, choyée par ces mêmes personnes par gratitude.

A sa méchanceté s’ajoute une dose de machiavélisme raffiné. Un régal !

 

Et puis sa vie bascule à nouveau : la première fois, c’était à la mort de son mari Edouard (3), le jour de l’armistice (1945). Le seconde, c’est quand sa bonne, Odile (Neige Dolsky), meurt d’un accident domestique (4). La troisième, c’est à l’arrivée d’une jeune femme, Sandrine (Isabelle Nanty magnifique elle aussi), embauchée par la famille pour garder la vieille dame pendant leurs vacances.

 

Inutile de dire que ce changement va bouleverser sa vie, et d’une certaine façon la rendre plus humaine.

Plus humaine, mais pas trop non plus, de mauvaises habitudes (bonnes de son point de vue) étant toutefois difficile à éliminer d’un coup. Il se crée alors un couple réjouissant – deux femmes aux deux extrémités de leur vie de femmes – fort différente (encore que) mais surtout très complémentaires. Et comme pour La Vie, ça marche.

 

En plus de ce duo magnifique, Chatiliez s'entoure de quelques acteurs et actrices de son premier film, dont Catherine Jacob encore une fois dans un rôle outrancier mais superbement interprété. Cette nièce par alliance devient le nouveau souffre-douleur de cette vielle femme remplaçant Odile décédée. Elle interprète une esthéticienne à la limite de la rupture, cherchant dans ses produits de beauté un palliatif à son état de nerf. On retrouvera cette femme excitée dans Les grands Ducs cinq ans plus tard.

Quant aux autres « revenants » je vous laisse les découvrir.

 

 

PS : A noter la présence de Frédéric Rossif – l’homme qui nourrit les canards – qui est décédé deux semaines après la sortie du film.

 

  1. Le Canard enchaîné, journal incontournable s’il en est, après avoir surnommé François Mitterrand « Tonton » a tout naturellement appelé son épouse « Tatie » Danielle.
  2. Qui pique, en plus…
  3. Edouard, c’est une photo agrandie dans un cadre, un militaire (colonel) avec moustache et coquetterie dans le regard.
  4. Avec une certaine prémonition qui ajoute au personnage maléfique de Tatie Danielle.

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Jay Roach, #Robert de Niro
Mon Beau-père, mes parents et moi (Meet the Fockers - Jay Roach, 2004)

Deux ans ont passé. Greg (Ben Stiller) et Pam (Teri Polo) vivent officiellement ensemble (1).

Il est temps maintenant de songer au mariage. Mais pour cela, il est indispensable que les deux couples de parents se rencontrent.

C’est donc cette rencontre que ce film nous raconte.

Tout commence bien pour Greg et Pam : un enchaînement de petits signes qui laissent présager une issue heureuse à cette rencontre (2).

Et pourtant, c’est loin d’être gagné : Jack Byrnes (Robert de Niro) est là, égal à lui-même.

Après le premier opus où Jack maîtrisait presque tout, cette suite va nous le montrer se faire distancer par les autres, l’amenant, paradoxe inimaginable, hors du « cercle de confiance » qu’il a mis en place !

 

Si Robert de Niro est le même Jack que dans l’épisode précédent et conserve son même rigorisme source de comique, il se fait tout de même voler la vedette par le couple Bernie & Roz (Dustin Hoffman & Barbra Streisand) : les parents de Greg sont à l’opposé de Jack et Dina (Blythe Danner). Enfin, surtout Jack.

Les parents de Greg sont chaleureux et tactiles quand Jack est distant, prônant la compétence plus que la performance,  libres quand l’autre est coincé (3).

D’une certaine façon, Jack représente l’Amérique traditionnelle voire traditionnaliste, celle de Trump en quelque sorte ; alors que les parents de Greg relèvent plus de celle de la fin des années 1960s : contestataires, protestataires, voire libertaires.

D’où le clash inévitable.

 

Encore une fois, l’affrontement est source de gags avec surtout une plus grande place laissée à Blythe Danner qui, au contact des Focker, se révèle. Mais pas seulement. Il semble qu’il y a eu entre les deux films comme une prise de conscience de Dina qui lui permet de modérer son mari avec seulement deux mots : « Muskrat » (4). Le résultat est immédiat : Jack devient presque normal, acceptant malgré lui une entorse à ses principes.

 

Et comme dans le premier film, on s’amuse beaucoup, les situations y font bien sûr référence, que ce soit dans les situations ou dans le choix des acteurs : l’hôtesse de l’air (Kali Rocha) est la même que dans l’épisode précédent quand Greg voulait rentrer après le fiasco, avec tout de même une légère différence que je vous laisse (re)découvrir. Autre personnage qui re vient : Owen Wilson – l’incontournable compère de Ben Stiller – qui reprend son rôle d’ex de Pam avec lui aussi une différence notoire, découlant naturellement de son état d’esprit dans le premier film.

 

Tout est donc bien qui finit bien – même pour Jack – et une question reste en suspens tout de même : un troisième volet était-il nécessaire ?

 

 

  1. Meet the Parents (2000)
  2. D’un autre côté, on se doute bien que tout va se terminer heureusement.
  3. « Stiffo » comme l’appelle Bernie.
  4. « rat musqué » : il serait intéressant d’avoir la genèse de cette appellation.

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale 4 (Lethal Weapon 4 - Richard Donner, 1998)

On ferme. Encore une fois.

Quatrième et dernier opus de Richard Donner, avec les mêmes acteurs aux rôles principaux : Mel Gibson (Martin Riggs), Danny Glover (Roger Murtaugh), Joe Pesci (Leo Getz), Rene Russo (Lorna Cole)… (1)

Encore une fois, le duo de choc et de flics refait surface dans une séquence d’ouverture où l’eau et le feu se mélangent sans aucune intervention de George R. R. Martin !

Le ton est donné : un déséquilibré (c’est comme ça qu’on l’appelle) s’amuse à tirer à l’arme automatique en utilisant un lance-flamme. Bref, rien que de très naturel pour cette série de films.

 

Mais Richard Donner et ses nombreux scénaristes nous proposent d’en finir avec cet univers somme toute bien sympathique malgré le nombre de tués depuis 1987.

Roger et Martin sont toujours fidèles au poste, déclenchant des catastrophes spectaculaires que Murphy (Steve Kahan), leur chef, a de plus en plus de mal à couvrir. Mais les choses changent : ils vieillissent.

 

Il faut dire que depuis l’A.F. 1, onze ans ont passé pour les spectateurs et pour les acteurs aussi. Alors les enfants de Roger sont plus âgés, Riggs encaisse de moins en moins bien les coups. Il n’est plus cette arme fatale présentée en mars 1987 : l’arme a changé de main et est maintenant du côté des méchants en la personne de Wah Sing Ku (Jet Li), frère d’un des chefs de triades chinoises.

Et il est autrement plus spectaculaire que Riggs, mais comme c’est un super méchant, il n’en profitera pas longtemps (2).

 

Autre signe des temps : Riggs est de moins en moins frappé. Si ses interventions intuitives sont toujours payantes, son personnage a mûri. Il ne fume plus, ni ne mange de biscuits pour chien, et surtout, un grand événement va faire basculer sa vie : Lorna est enceinte. Fini les commandos suicides ou assimilés, il va être père.

Et ce n’est pas tout : dans le même temps, Roger va devenir grand-père, sa fille chérie Rianne (Traci Wolfe) s’est mariée (secrètement) et attend elle aussi un heureux événement, à peu près à la même date.

 

Bref, l’insouciance des trois premiers films disparaît : nos héros sont condamnés à réussir, et surtout à rester vivants !

Bien entendu, suite aux trois premiers films, on n’imagine pas une seconde que cette smala va perdre un de ses éléments. Au contraire, un nouveau membre arrive : Lee Butters (Chris Rock), autre flic et surtout mari de Rianne.

 

C’est très certainement une famille très atypique et surtout très sympathique, dont les relations particulières entre ses différents membres l’emportent sur une intrigue un tantinet convenue : il était tout de même temps que cela finisse. Certains sont peut-être réellement trop vieux pour ce genre de c…

Alors ça déroule, ça explose, ça poursuit un guéridon, ça brûle, ça pleut… Même les rappels des épisodes précédents sont là : la maison qui, après avoir été partiellement détruite et explosée reçoit ici son coup de grâce. Mais qu’importe, chacun arrive au bout du film, qui se termine sur un générique de photos, celle d’un album qu’on feuillette et qui contient des portraits ou des groupes de tout ceux qui ont participé à ce dernier film : non seulement les acteurs, mais aussi les techniciens, cameramen, monteurs, décorateurs, jusqu’aux maîtres-chiens et au secouriste !


Une tétralogie qui se termine comme on l’aime, en feuilletant un album de famille dont on a été, le temps de quatre films, l’un des membres.

 

  1. Je ne vais pas tous les énumérer, allez voir vous-mêmes…
  2. Le temps du film, quoi !

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
10.000 fois merci !

Oui, tout d'abord, un grand merci : MERCI 

Le Monde de Djayesse a atteint hier sa 10.000ème visite.

Si nous sommes déjà des milliers, que serons-nous demain ?

Encore une fois, MERCI!

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale 3 (Lethal Weapon 3 - Richard Donner, 1992)

Ils sont de retour : la famille de Roger Murtaugh (Danny Glover), Riggs (Mel Gibson), et son nouveau membre Leo Getz (Joe Pesci).

Certes, ce n’est pas une famille ordinaire, mais existe-t-il une véritable « famille ordinaire » ?

On retrouve donc le duo de flics de choc dans des histoires plus ou moins terrible, où l’action, l’humour ainsi que l’émotion créent un cocktail explosif – au sens propre comme au figuré – et où, encore une fois, la famille va s’agrandir.

 

Si on retrouve Murtaugh et Riggs dans leur numéro de duettistes bien rôdé, c’est, encore une fois, l’arrivée d’une nouvelle personne qui va en plus enrichir la série.

Leo Getz, malgré ses défauts, a été adopté : repenti, il s’est reconverti dans une affaire légale – l’immobilier – et il a pour mission de vendre la maison des Murtaugh.

 

La nouvelle recrue est une femme, elle se nomme Lorna Cole (Rene Russo) et est, elle aussi flic. Après des débuts chaotiques – elle est de la police des polices – on découvre en elle une femme qui semble le pendant de Riggs. Pas étonnant alors qu’ils terminent ensemble (1).

Il faut dire qu’elle sait se battre et viser juste, ce qui est un atout appréciable dans sa relation à Riggs. On assiste alors à une parade amoureuse assez peu commune mais qui se termine de la même façon que les autres : à l’horizontale !

 

Comme dans les deux épisodes précédents, on a des coups de feu très fréquents, amenant une accumulation de morts qui n’a rien à envier aux films précédents, mais, encore une fois, on trouve aussi une séquence émotion, où cette fois-ci Murtaugh se retrouvent dans une situation très pénible : il a tué un jeune garçon – armé, certes – qui était l’un des amis de son fils Nick (Damon Hines).

Mais, heureusement, l’intrigue policière reprend le dessus et la machine s’emballe jusqu’au dénouement final, qui amènera, bien évidemment, une suite inévitable.

 

L’arrivée d’une nouvelle personne – Lorna – dans la famille Murtaugh élargie est, encore une fois, une bonne idée, poursuivant ainsi le retour à une vie normale de Riggs : alors qu’il avait perdu sa femme avant le début de la série, et qu’il semblait avoir trouvé (brièvement) une partenaire dans l’épisode 2, Riggs est maintenant prêt pour une nouvelle vie amoureuse. Bien entendu, pour un tel personnage, il n’était pas question d’une femme un peu trop mièvre comme l’était Rika van Haas (Patsy Kensit).

Et Rene Russo, prenant sa place dans cet univers arrive même à éclipser Leo, l’emmerdeur indispensable.

 

Pour le reste on retrouve les clins d’œil aux films précédents : les rapports entre Riggs et Murtaugh ainsi qu’avec leur chef Murphy (Steve Kahan) ; les initiatives pas toujours heureuses de Riggs ; des poursuites en voiture ; l’inévitable séquence dans la salle de bain ; et, bien sûr, l’âge du capitaine.

Ou plutôt du sergent Murtaugh : « trop vieux pour ce genre de conneries » (2).

 

A suivre, donc.

Ou plutôt : à finir…

 

  1. Ce n’est pas une grande révélation…
  2. « I’m too old for this shit! »

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Jay Roach, #Robert de Niro
Mon Beau-père et moi (Meet the Parents - Jay Roach, 2000)

Gaylord « Greg » Focker (Ben Stiller) a deux problèmes dans la vie :

  • il a un nom à consonance déplaisante, sujet à des remarques encore plus déplaisantes ;
  • il aime Pam (Teri Polo) une jeune femme qui a – hélas pour lui – comme père Jack Byrnes (Robert de Niro), ancien de la CIA…

S’il a rapidement réglé son premier problème (on l’appelle Greg, tout simplement), le second se présente à lui pendant un weekend où Deborah (la regrettée Nicole DeHuff), la sœur de Pam, se marie.

Bien entendu, ce weekend va très mal se dérouler. Et pas seulement pour Greg…

 

Jay Roach nous propose ici une comédie familiale réjouissante où, si Ben Stiller est un habitué du genre, Robert de Niro s’y épanouit avec beaucoup d’aisance, caricaturant d’une certaine manière les rôles sérieux qu’il a pu jouer auparavant.

On y retrouve une de ses moues caractéristiques, prélude la plupart du temps à une scène de violence. Mais pas ici.

 

En face de lui, Ben Stiller est un gaffeur enchaînant catastrophe sur catastrophe, amenant des situations empirant à mesure qu’il essaie de les arrêter. Surtout qu’à chaque fois, c’est pour plaire à ce beau-père peu commun : connaissez-vous beaucoup de pères qui ont un détecteur de mensonge dans leur bureau ? Moi non plus.

Mais c’est du cinéma, alors qu’importe : on rit franchement à ces gags qui s’enchaînent, à la désolation qui se lit sur le visage de Greg, et surtout aux mimiques de Jack.

Il y a une rivalité amoureuse entre ces deux hommes : tous les deux veulent l’amour exclusif de Pam, mais pour des raisons différentes.

Et si Jack est un personnage fort et autoritaire – jusqu’à la bêtise, ce qui fait aussi le sel du film – Greg ne se laisse pas démonter par cet individu aux pratiques louches, en retraite certes, mais toujours en activité dans sa branche.


En face de ces deux personnages forts, on retrouve le complice de toujours de Ben Stiller : Owen Wilson, dans le rôle de l’ex de Pam. C’est un jeune homme (très) riche, et oisif au point de transformer un de ces hobbys en véritable activité semi-professionnelle : le travail du bois.

Pourquoi ? Par idéal religieux : JC (1) était fils de charpentier, alors…

 

Pour le reste, c’est une comédie débridée où on retrouve un thème qui a toujours engendré de belles comédies : la séparation entre un père et sa fille, au profit d’un jeune homme qui devient de suite un ennemi pour ce père un tantinet trop aimant. On se souvient de Spencer Tracy, dépassé par les événements dans Le Père de la mariée (1950) ou encore de Steve Martin reprenant ce même rôle (1991), mais ici, le père de la future mariée n’est certainement pas dépassé. C’est d’ailleurs lui qui mène la danse, au grand dam de ses proches.

 

Alors on rit de bon cœur à ces gags toujours plus spectaculaires, et on passe sur les mimiques parfois outrancières de Robert de Niro, car le principal, c’est de faire rire (2), et ça marche (3).

Ca a marché tellement, d’ailleurs, que deux suites ont été tournées.

 

Et, bien entendu, ceci est une autre histoire…

 

 

  1. Est-il besoin de vous expliquer qui est JC ?
  2. Je vous renvoie à Pierre Desproges à propos de l’« ambition » de faire rire…
  3. Et comment !

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale 2 (Lethal Weapon 2 - Richard Donner, 1989)

Deuxième épisode, première suite.

 

On retrouve Riggs (Mel Gibson) et Murtaugh (Danny Glover), Trish (Darlene Love) et Rianne (Traci Wolfe).

Mais comme les méchants avaient tous été tués dans le premier film, Richard Donner et (surtout) Shane Black en ont concocté d’autres.

Cette fois-ci, Riggs et Murtaugh doivent affronter une délinquance très particulière : un diplomate qui profite de son immunité pour magouiller en toute impunité.

Si en plus, on précise que ce monsieur Arjen Rudd (Joss Ackland) travaille pour l’Afrique du Sud (1), on alors un méchant magnifique, entouré par une équipe de tueurs qui ne s’embarrassent pas détail, tout comme lui-même n’en fait aucun : si une opération tourne mal, il n’hésite pas à supprimer celui de ses hommes qui en est responsable.

 

SI l’intrigue revêt une teinte politique, le duo Riggs-Murtaugh prend ses marques par rapport au film de 1987 : les deux ans entre les deux films ont passé et Riggs s’est installé dans la famille de Murtaugh, atténuant de plus en plus le chagrin de la disparition de sa femme (2).

Mais si on pouvait craindre une resucée de l’épisode précédent (3), on y trouve une nouveauté qi va donner une autre dimension : la présence de Leo Getz (Joe Pesci, formidable), témoin capitale dans une affaire qui – chose étonnante ? – a un rapport avec ces gens de l’ambassade.

 

Leo Getz est une belle trouvaille dans la série, accentuant son côté comique (4). Mais surtout, avoir choisi Joe Pesci est très judicieux.

En effet, Pesci est surtout connu pour avoir incarné des malfrats violents et absolument méchants (5), alors le voir dans un rôle de truand à la petite semaine, un tantinet idiot, mais surtout baratineur jusqu’à l’excès est très réjouissant. Ses rapports avec Riggs et Murtaugh se terminent toujours de la même façon : très rapidement, ces deux derniers doivent le prier – parfois brutalement – de fermer sa grande… bouche !

Introduire un tel emmerdeur dans les pattes du duo de choc va aussi donner une autre dimension à la série : Leo reviendra dans les prochains films : aussi baratineur, mais tout de même très attachant.

 

Pour le reste, on a droit à de belles poursuites en voiture avec hélicoptère, des méchants inéluctablement éliminés pour ce qu’ils sont (des gros méchants !) et la présence d’un élément féminin qui va changer d’une certaine façon la routine de Riggs : Rika van der Haas (la belle Patsy Kensit) va lui permettre de sortir de son deuil douloureux et envisager une nouvelle existence.

Mais ceci est – bien entendu – une autre histoire, qui sera le sujet du troisième opus.

 

A suivre, donc.

 

 

  1. Il faudra attendre six mois après la sortie du film pour que la situation en Afrique du sud évolue (dans le bon sens) : le 11 février 1990, Nelson Mandela fut libéré après 28 ans d’incarcération.
  2. Riggs raconte à Trish sa mort, qui trouve un écho dans l’intrigue criminelle.
  3. On retrouve d’ailleurs des éléments communs : la salle de bain ; l’accumulation de morts…
  4. Il y en aura encore 2.
  5. Raging Bull, Les Affranchis

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale (Lethal Weapon - Richard Donner, 1987)

Une jeune femme (Jackie Swanson) exécute un magnifique saut de l’ange : sauf qu’il n’y a pas d’eau en dessous.

Roger Murtaugh (Danny Glover) fête ses 50 ans : il commence à devenir vieux…

Martin Riggs (Mel Gibson) est au bout du rouleau, mais il n’arrive pas encore à franchir le pas : pourtant depuis la mort de sa femme, peu de choses le retiennent.

Roger et Martin sont flics,  un vieux briscard et un suicidaire : une nouvelle équipe de choc qui enquête sur la mort de la jeune femme.

 

Un nouveau duo de choc débarque sur les écrans : deux flics aux conceptions radicalement opposées.

D’un côté Roger est un flic consciencieux et un peu procédurier, et de l’autre un jeune chien fou autour duquel les cadavres s’empilent.

On a donc une situation de base propice à des scènes d’action spectaculaires et une bonne dose d’humour. Avec en prime un pan de l’intrigue liée à la guerre du Vietnam (1) à laquelle Roger et Martin ont participé.

C’est d’ailleurs le Vietnam qui amène Roger sur l’enquête (et donc Martin, son nouveau coéquipier) : son ami Michael Hunsaker (Tom Atkins) est le père de la jeune femme morte. Et comme il a sauvé la vie de Murtaugh quelques années plus tôt, Roger a une dette envers lui.

 

Richard Donner nous propose donc un film musclé, où « l’arme fatale » n’est autre que Riggs, celui qui fait pousser des cadavres.

En face du duo de choc, on trouve de beaux méchants dirigés par un ancien colonel (Mitch Ryan) des forces spéciales au Vietnam (encore et toujours ce conflit) : toute son équipe est prête à se sacrifier pour ce chef. Et parmi tous ces méchants, un autre sort du lot : Mr. Joshua (Gary Busey).

Ce dernier est le pendant de Riggs du côté obscur : c’est un homme efficace et résistant à la douleur : une réussite (3).

 

Mais si le film enchaîne les morts violentes, on assiste aussi à une renaissance : celle de Riggs. Cette renaissance est possible grâce à la famille de Roger, dont la femme Trish (Darlene Love) n’est pourtant pas un cordon bleu. Mais Riggs s’y sent bien : ça doit être le miracle de Noël (2).

Quoi qu’il en soit, si l’intrigue est un tantinet convenue, Donner installe ses personnages : le succès de ce film amenant trois autres opus où la relation entre les Murtaugh et Riggs évoluent.

 

Mais ceci est une autre histoire (4).

 

 

  1. Le conflit a laissé de nombreux traumatismes dans la tête de ceux qui en sont revenus, tout comme dans la société américaine.
  2. Le fil s’ouvre sur Jingle Bells Rock chanté – bien sûr – par Bobby Helms.
  3. Gary Busey est un méchant reconnu d’Hollywood : on s’attend toujours à le voir du mauvais côté…
  4. Ou plutôt la même qui évolue dans le temps.

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Maurice Tourneur
Obsession (Maurice Tourneur, 1934)

Les yeux de Jean Yonnel.

C’est le tournant du film.

Alors que son frère Pierre (Charles Vanel) a demandé à sa femme (Louise Lagrange) de le faire « libérer », Raymond (Jean Yonnel, donc), paranoïaque, se retrouve seul chez lui, prêt à étrangler sa femme (1).

Il y a dans ce regard toute la maladie et la détresse d’un malade. Raymond est un paranoïaque. En 1933, on n’a pas du mal à appeler l’affection qui le tourmente : la paranoïa. On parle de folie de la persécution, ce qui revient au même.

 

En moins de quarante minutes, Maurice Tourneur – maître s’il en est – a tout dit et tout montré.

D’un côté, un frère intéressé – et pourtant intéressant, n’est pas Charles Vanel qui veut – interné pour avoir voulu étrangler sa femme, soupçonnée – à tort, est-il besoin de le préciser ? – de l’avoir trompé.

De l’autre un homme malade, ravagé par la paranoïa, mais capable, quand il est un tantinet lucide, de se rendre compte de son état.

 

Sauf que son frère Pierre n’en a rien à faire. Pierre est un homme vénal, guidé par son goût du lucre. La libération de Raymond, c’est, pour lui, avant tout une occasion de s’enrichir : une fois son frère sorti des l’asile, il aura tout loisir d’influencer le jugement de son frère à son propre avantage. La femme de Raymond, Louise (Louise Lagrange) est on ne peut plus consciente du danger que représente la libération de son mari.

Mais l’argent guidant le monde (hier comme aujourd‘hui) et malgré les scrupules de Louise balayés aisément par Pierre, soutenu par sa mère (Louise Marquet), trop contente de retrouver son fils et niant les éventuelles conséquences de cet élargissement.

 

En moins de 40 minutes, Maurice Tourneur nous propose un film magistral.

Une exposition succincte mais tellement précise nous annonce le drame prévu. Le spectateur, conditionné par le titre – Obsession, beaucoup plus judicieux que L’Homme mystérieux, le titre alternatif – sait dès les premières minutes que la démarche de Pierre est malhonnête.

Mais c’est là qu’est le talent du metteur en scène : amener le spectateur au bout de cette malhonnêteté en le rendant complice de cette justification.

 

Et ça marche, presque jusqu’au bout. Pierre est sur le point de réussir sa démarche néfaste, mais, comme d’habitude, le Destin s’en même.

Il n’est pas bien grand, le Destin. Il est tout jeune et il enraye toues les manœuvres de Pierre, magnifiant soudainement son héros – Raymond – et le rendant alors à son triste sort.

Parce que plus que son épouse, son frère ou sa mère, c’est son fils Jean (Jean Bara, 95 ans le 23 mars dernier) qui a le rôle principal dans son éventuelle guérison : c’est lui, par son amour (2) qui ramène son père à la raison, amenant alors une fin absurde, mais tellement logique (3).

 

Un moyen métrage à (re)découvrir, encore une fois, et que Monsieur Patrick Brion nous a proposé, il y a quelques décennies avec Carrefour, interprété par le même est formidable Charles Vanel.

 

 

 

  1. Ce n’est pas la première fois : il fut interné pour cela trois mois plus tôt.
  2. Il ne peut y avoir d’autre raison…
  3. Il retourne à l’asile : quelle rationalité, quelle logique… !

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog