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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Lon Chaney, #Wallace Worsley, #English
The Penalty (Wallace Worsley, 1920)

A traffic accident.

Young doctor Ferris (Charles Clary) operates on the young boy : both his legs need to be amputated.

But it is a misdiagnosis.

A youth misdiagnosis which can have fatal consequences...

 

Twenty-seven years later, in San Francisco, maybe the richest city in the States. Even the mobsters are rich. Blizzard (Lon Chaney) is their chief.

Blizzard is a cripple: no feet, no knees... He walks thanks to clutches.

But Blizzard is not only a mobster: he is a music lover. He is also a great piano player whose girlfriends play (voluntarily?)  the pedals for him.

His last pedal player: Rose (Ethel grey Terry). But Rose is an undercover federal agent: she must discover his dark schemes.

Because Blizzard cannot forget what happened to him as a child. He wants to take revenge, and get his legs back.

And Rose falls really in love with him.

 

Her is a film which helped (unintentionally) the creation of the Motion Picture Production Code:

- In the five first minutes of the film, we can see a violent death;

- the killer (James "Jim" Mason) is a drug addict and a bit neurotic;

- the main character is really a very bad man;

- he uses violence against women;

- policemen are killed;

- there is a naked woman!

So, everything is here to create a wonderful gangster movie, with - last but not least - Lon Chaney, "the Man with a thousand faces".

But this time, Lon Chaney does not use any visible make up. He only uses - with great talent - his face. He can laugh and suddenly wear a sad or threatening face or vice-versa. He has never had and will never have again such a threatening face. He really looks evil.  He is evil.

Chaney's other performance is his walk. He uses crutches or bare hands but walks on his knees (his legs tied behind). It is a very painful experience, especially when he has to jump down a stool or slide down a ramp, falling on his knees.

This film is the first of a series in which Lon Chaney plays crippled characters - mostly with Tod Browning - using or not make up : The Hunchback of Notre-Dame (Rupert Jullian, 1925); The black Bird (1926), The Road to Mandalay (1926), The black Bird (1927) and West of Zanzibar (1928), directed by Browning.

The French title (Satan) is more relevant than the American title. the Devil is always present in the movie:

-The chief of police talk about "a cripple from Hell";

- Blizzard calls himself "Satan";

- Blizzard is referred as the Beast (number 666?) in the intertitles;

- Blizzard is chosen as model by the doctor's daughter who wants to create a bust of Satan;

- Blizzard rules the underworld (do I need to explain?).

 

But the end of the film is a bit naïve: Blizzard is cured and becomes a good man. Society gives him another chance: he will marry Rose and use his great intelligence for Good rather than Bad.

Unless Fate gets involved...

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Edmund Golding, #Greta Garbo, #Joan Crawford, #John Barrymore, #Lionel Barrymore, #Drame
Grand Hotel (Edmund Golding, 1932)

Berlin, au Grand Hotel (il y en a un dans chaque grande ville du monde !).

Senf, le chef des chasseurs, est inquiet : sa femme doit accoucher.

Preysing (Wallace Beery), PDG d’une fabrique de tissus, est inquiet : une réunion en vue d’une fusion doit se tenir, qui sauverait son entreprise.

Fraulein Flaemm (Joan Crawford) – Flaemmchen pour les intimes – n’est  pas inquiète : elle est là pour servir de sténo à Preysing.

Otto Klingelein (Lionel Barrymore) n’est plus inquiet : il sait qu’il est condamné pour la maladie, alors il profite de la vie une dernière (première ?) fois en s’installant dans l’hôtel.

Otternschlag (Lewis Stone) est un docteur font le visage a été ravagé par une grenade pendant la grande Guerre. Absolument pas inquiet. De toute façon, pour éviter de l’être, il y a l’alcool.

Grusinskaya (Greta Garbo) est une danseuse étoile en tournée dans la ville : elle a beau être une grande artiste, elle est seule, et ne veut plus danser.

Enfin, le Baron Felix Benvenuto Frihern von Geigern (John Barrymore) est le plus inquiet : car s’il n’est baron que par le titre, il est en grand danger s’il ne rembourse pas ses dettes de jeu.

Tous ces gens se trouvent, se retrouvent, se croisent au Grand Hotel.

Tous ces destins épars ont un dénominateur commun : le baron. Un gentleman pour les uns, un insolent pour Preysing, un ami pour Klingelein, un amant pour Grusinskaya, un rat d’hôtel pour le spectateur. Mais c’est surtout le révélateur de l’intrigue. C’est par lui que les destins s’accomplissent, sacrifiant son propre bonheur pour les petits : Klingelein et Flaemmchen.

Parce que ces deux-là n’ont pas l’habitude du train de vie du Grand Hotel. Ce sont des occasionnels : Klingelein avant de mourir, Flaemmchen sur commande de Preysing. Mais ce sont eux les véritables gagnants de cette histoire. Peut-être parce qu’ils n’appartiennent pas à ce monde d’opulence, tout simplement.

Tous cherchent le bonheur – sauf le docteur qui préfère l’alcool – chacun à son niveau : Klingelein veut s’amuser une dernière fois – et finalement, ce sera aussi la première fois ; Flaemmchen, séduite par le baron, rêve d’une vie meilleure et surtout de plus d’argent ; Preysing rêve d’une fusion pour renflouer son affaire ; Grusinskaya rêve d’amour ; Geigern rêve de trouver un moyen de se tirer de l’embarras ; et Senf espère que l’accouchement de sa femme sera vite terminé.

Mais le destin veille et tous ne seront pas exaucés.

En attendant la résolution finale de ces tranches de vie, on prend beaucoup de plaisir avec ce casting de rêve :

- Greta Garbo est plus divine que jamais, toujours enveloppée dans des tenues, qui, si elles sont raffinées, sont tout de même bien fines : n’oubliez pas que c’était une Scandinave pour qui la nudité n’était pas honteuse… Mais le code Hays va changer tout ça…

- Joan Crawford est encore dans une période où elle sourit facilement, mais ce n’est pas une « petite » sténo. Elle sait ce qu’elle veut et est prête à tout pour ça, même à être agréable à ce gros salaud de Preysing.

Et puisqu’on parle de Wallace Beery, il était sur une pente ascendante depuis The Champ et était des rôles burlesques du cinéma muet.

- Lewis Stone est toujours impeccable, tiré à quatre épingles, mais irrésistible quand une bouteille pointe son nez.

- Les frères Barrymore enfin, dans deux rôles opposés mais quand on dit que les contraires s’attirent, on en a une très belle illustration. John est un magnifique « grand seigneur », alors que Lionel est un homme d’une bonté merveilleuse. De plus, on sent une complicité et une émotion passer entre eux dans les scènes qui les réunissent.

 

Et à la fin, quand on voit Klingelein et Flaemmchen partir, vite remplacés par un couple de jeunes mariés, on se dit que le docteur Otternschlag a peut-être raison : « Les gens vont, les gens viennent, il ne se passe jamais rien. »

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Star Wars, #Gareth Edwards
Rogue one: a Star Wars History (Gareth Edwards, 2016)

Un crâne dégarni.

Des cheveux grisonnants.

Une posture significative.

Et puis la voix : Peter Cushing est de retour sur les écrans…

Plus de vingt-deux ans après sa mort !

 

En fait, c’est plutôt la Force qui est de retour.

Après le mitigé Réveil de cette même Force, voici un ovni dans la saga. En effet, il n’y aura aucune suite à cet opuscule, les épisodes IV, V et VI étant depuis longtemps dans la boîte.

Alors on regarde, dubitatif au début, puis progressivement on tombe sous le charme de ce chaînon manquant entre les deux trilogies.
On se retrouve donc juste avant la capture de Leia par Vader, situation initiale de Starwars IV.

On rencontre donc Jyn (Felicity Jones), dont le père Galen (Mads Mikkelsen) est le concepteur de l’Etoile de la Mort, la super arme qui sera détruite par les missiles de Luke. Il y a aussi Cassian (Diego Luna), le compagnon un peu border line, comme avait pu l’être Han Solo, débrouillard et efficace ; Saw Guerrera (Forest Whittaker) en vieux guerrier revenu de tout… Et puis bien sûr, Krennic (Ben Mendelsohn), l’inévitable méchant qui devra porter la responsabilité en cas d’échec, parce qu’il faut bien qu’il y ait échec pour l’Empire, juste pour entretenir l’espoir. C’est bien connu : sans espoir, il n’y a pas de rébellion !

Bref, que du beau monde !

Mais surtout, ce qu’il y a de réjouissant dans ce film, c’est son retour aux fondamentaux.

On retrouve l’esprit de la saga originale, sans l’aspect nostalgique du dernier opus. On a plaisir à découvrir Mads Mikkelsen ou encore Forest Whittaker dans des rôles sympathiques (en clair, du bon côté de la Force), même si on sait que leur destin est déjà scellé : comme ils n’apparaissent pas dans l’histoire suivante (opus IV), ils ont très peu de chances de survivre au film. Il n’y a pas ce lien affectif qui nous unit à la Princesse Leia ou Han Solo qui apparaissent dans Le Réveil de la Force.

L’autre atout de cette œuvre, c’est le rythme. Malgré la tendance actuelle à la surenchère d’images, Gareth Edwards tient bon et nous fait un Star Wars à l’ancienne : il prend son temps pour exposer l’intrigue (pas de bande défilante, cette fois-ci). Et puis en plein cœur de l’action, alors que ça tire de partout, il arrive à tourner des plans qui durent plus d’une seconde !

Le tout en proposant une intrigue solide avec des situations, qui si elles sont improbables, restent tout de même vraisemblables.

Et puis il y a le grand retour de notre méchant préféré : Darth Vader (que la VF continue d’appeler Vador… Mais passons). Son apparition, une vingtaine d’années après ses mutilations est un vrai plaisir. Il y a toujours du grandiose dans l’intervention de ce personnage. Cela nous permet aussi d’avoir la séquence sabre-laser, incontournable dans la franchise Starwars, tout comme la réplique que tout le monde attend : « que la Force soit avec vous ! ».

Et puis il y a les batailles spatiales – toujours autant sonorisées, même si elles sont atténuées par la musique de Michael Giacchino.

Alors on savoure ces cent trente-trois minutes avec un plaisir non dissimulé, de l’annonce attendue (« a long time ago, in a galaxy far, far away… »), jusqu’au dernier accord de la bande originale, malgré le rappel Disney.

 

Et puis il y a le vrai clin d’œil nostalgique. Si, si. Il y en a un. C’est l’apparition de Leia (la regrettée Carrie Fisher), maquillée et relookée par la technique pour ressembler à ce qu’elle était. C’est assez bluffant et surtout émouvant. Une émotion qui n’était pas prévue – heureusement, d’ailleurs ! – mais qui prend tout sa dimension depuis le 26 décembre dernier, jour où elle allée retrouver Vader, Yoda et les autres…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #F. W. Murnau, #English
Nosferatu, a Symphony of horror (Friedrich Wilhelm Murnau, 1922)

Unforgettable.

The magnificent Murnau. In my opinion, his most impressive film. There is a threat flying upon us all through the movie. And the special effects increase this threat: the coffin closes itself and moves without any help, door which opens or closes without any human intervention...

And of course, all these shadows and lights which are Murnau's touch, and a constant touch in the German cinema at this time.

This is Dracula. And even better than Dracula: Orlock (Max Schreck).

Terrifying Orlock, frightening Orlock, captivating Orlock.

A shadow became flesh and blood. With two incisors (in the later Dracula movies, his canine teeth will replace them) which help him suck his victims' blood.

Nosferatu, it is above all a strange mood, a worrying atmosphere: thanks to its characters and settings.

 

The first important location is Wisborg, a port city, where a plague has spread since the arrival of a phantom ship. In this boat, a few coffins containing Orlock's body and his native soil, and also a few contaminated rats.

The second important place is Orlock's castle, with its crypt where he can rest during the day. This is where everything starts. This is where Hutter (Gustav von Wangenheim) is kept prisoner after his blood had been sucked. He will escape this castle, but it will be a rough time for him.

In Wisborg, Orlock lives in a huge windy house without any windows. But he does not care. He needed a house in front of Hutter's which could allow him to spy on his wife, the one with such a beautiful neck...

The last important - and probably most impressive - location is Hutter's house: its stairs, its bare wall, and the room where the fatal vampire attack takes place.

 

Hutter - Harker in Bram Stoker's novel - sells a house to a strange man: count Orlock. He is the vampire's first victim (in the film). He has a wife, Ellen (Greta Schröder) - Mina -, a beautiful woman with black hair. His boss, Knock (Alexander Granach) - Renfield - has sealed a deal with Orlock, which made him his servant.

Ellen, the vampire's new victim, risks the eternal damnation, but is eventually saved. But to what cost?

And Orlock. The central character. He drives the cart which brings Hutter to his castle. We can only see his great and staring eyes. Hutter is worried also by his appearance: tall, bald, with pointed ears, thick eyebrows and very long nails, also dressed in black. He does not make big gestures: only his natural pose scares us. He is the personification of terror:

  • when he appears on the deck of the boat, film in a low angle, giving the impression of someone (something?) bigger, and even more frightening ;
  • when he walks up the stairs towards Ellen's room, his black shadow on the bare wall increases once more the terror.

Therefore, when he is hit by the sun rays, everyone feels relieved.

 

I could talk to you about the premonition of such a movie: how it announces the brown plague which spread over Germany a few years later. But I will not.

Let us appreciate this movie and consider it as it is: simply a masterpiece. No other vampire movie reached such a splendor. Except maybe Vampyr, by Carl Theodor Dreyer.

But this is another story.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ernst Lubitsch, #English
To be or not to be (Ernst Lubitsch, 1942)

Warsaw, august 1939.

The theatre company led by the GREAT Jozef Tura (Jack Benny) is rehearsing a new play: Gestapo, a mockery of Adolf Hitler and the Nazis. And in the evening, they perform Hamlet, where the same Tura tries to be the young Danish prince. Every time he starts his famous soliloquy, Stanislav Sobinsky (Robert Stack), a young aviator walks out... To meet Maria Tura (Carole Lombard), his wife !

Meanwhile, the war breaks out, and the company has to kill a traitor. Once the man is dead, someone has to take his place to meet the Gestapo chief, Erhardt (Sig Ruman). Guess who will take his place? Yes, the grrrreat Tura himself!

Then, we have a series of quid pro quo and fool's games, while the Nazis organize their deadly activities.

 

Can we laugh at everything? Lubitsch confirms that we can. And it was a very difficult thing to do at that time : when the movie is presented in February 1942, it's been three months since the Americans declared war to Japan and Germany. The story of the film was very close and up to date for the spectators. Hitler had become a real enemy for the actors in the film, and the spectators of the movie halls.

At that time, Hollywood had started to make films about the war in Europe. When the film was shot, Pearl Harbour had not yet been attacked. The public opinion had to be ready to enter the war with England against Germany. But other films had been presented to the American audiences: Foreign Correspondent (Alfred Hitchcock, 1940) or The long Voyage home (John Ford, 1940), for example.

Here, the two facts contributed to its success: the up-to-date context and the tragic death of Carole Lombard... In a plane crash: "what can happen in a plane?" was her last words in the movie before they were taken off.

Therefore, To be or not to be has become instantly a very strong propaganda film with its topic and its message: "the Resistance will remain and hold on against the Nazis".

But this is Lubitsch, so everything seems very light: very little blood is spilled, a few realistic elements, and a very large amount of comedy. Even in the most tense moments, a little something can evacuate it and bring us laughter.

The situation comedy is the basis of the movie. The situation gets weirder and weirder, the characters are less and less at ease as the film goes on. We start with a little cheating between husband and wife (which is not very important): a comedian meets a young man while her husband performs Hamlet's soliloquy, a fake "secret" code ("to be or not to be"), and we end up with the intervention of Hitler himself!

Moreover, the Nazis are very ridiculous, and above all Erhardt and Schultz (Henry Victor), his subordinate!

The actors chosen to play in this film are very relevant. They create this comical mood which enlightens the film, and especially Jack Benny. Tura is a poor actor and a jealous husband, but nevertheless, he manages to perform the role of his life while defending his country. Carole Lombard is a wonderful actress, but here, Benny is stupendous. He is the main character of the film.

Last reason why this film is great and very funny, the quotes:

"What he did to Shakespeare we are doing now to Poland." (Erhardt)

"So they call me Concentration Camp Ehrhardt?" (Jozef Tura, then Erhardt)

"What a husband doesn't know won't hurt his wife." (Anna)

"Shall we drink to a blitzkrieg?

- I prefer a slow encirclement." (Professor Silesky & Maria Tura)

And, of course:

"to be, or not to be"!

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Charles Brabin, #Boris Karloff, #English
The Mask of Fu Manchu (Charles Brabin, 1932)

It all started very well: Boris Karloff, Myrna Loy and Lewis Stone on the same movie! We could start dreaming.

Boris Karloff is Fu Manchu: doctor in philosophy, Right and Mathematics. Rather an intellectual. Rightful heir of Lon Chaney, he has a magnificent head for a villain. Because Fu Manchu is the villain. He spent most of his life seeking a golden mask (the one in the title) and a great sword which belonged to Genghis Khan. Therefore, he'll be able to raise an army and throw out of his country all invaders (mostly English people).

Myrna Loy is Fah Lo See, Fu Manchu's daughter. She is a beautiful Asian with light eyes (???). Like her father, she is as cruel as she is beautiful.

Fu Manchu is the prototype of the Asian villain as we could imagine it in those days: slanted eyes, peaked eyebrows, with a long thin drooping moustache, long sharp nails, and wearing a magnificent shiny outfit. Last of those stereotypes: Fu Manchu has a sharp sadistic brain which aims to a certain refinement in cruelty. A distinguished villain: in his manners as in his cruelty.

Opposite Fu Manchu, stands Lewis Stone as Naylan Smith of the British Secret Services. He is brave, dynamic and very strong. With him, we can see Sheila Barton (Karen Morley) and her fiancé Terry Granville (Charles Starrett), two other strong characters with strong minds (especially Sheila).

 

It all starts with an exceptional expedition, just as in Lost World (Harry O. Hoyt, 1925), in which we could also see Lewis Stone. Here ends the comparison.

The MGM had to produce horror and monster movies. But after Freaks (Tod Browning, 1932) which was a great flop, they asked Charles Brabin to try something else.

Unfortunately, it did not work very well. Even if Boris Karloff is a great Fu Manchu, we expected something else, something better. There is something missing in this film which made Frankenstein and Dracula smashing hits. Maybe a certain unity in the story.

There is one and only Tod Browning, or James Whale.

So Charles Brabin sinks in the story like in a swamp, mixing elements with no great success: Fu Manchu, a great distinguished mind, is surrounded by a bunch of fanatics which seem to have escaped from Arabian Nights! Therefore, it is difficult for us to believe in this story. The settings too, reinforce the fact that it is not likely: we can see very classicist Oriental furniture  and very modern rooms (as they thought them in 1932), with no teal link (Fu Manchu is not Dr No!).

Moreover, the actors - especially Charles Starrett and Karen Morlay - do not always act very well.

What a pity: the original idea of this story was good. And we can see great Chinese torture worth the shot : the bell, the crocodile scale, and the silver fingers are quite amazing. Spectators in 1932 have certainly been pleased with such scenes! But such tortures will not last when the Hays Code arrives.

And these tortures cannot help with the story. Fu Manchu is a fantastic character, very well achieved (and his daughter too). But a good villain only does not make a great film. This villain needs a strong hero against him. Here, the heroes are too weak to stand a chance.

Another reason why the movie is not as great as it should be: it "only" lasts sixty-eight minutes. It is too short for such a story.

Too bad.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Charles Brabin, #Boris Karloff
Le Masque d'or (The Mask of Fu Manchu - Charles Brabin, 1932)

Rendez-vous compte : Boris Karloff, Myrna Loy et Lewis Stone sur la même affiche ! On se prend à rêver.

Boris Karloff est Fu Manchu : docteur en philosophie, droit et mathématiques, bref, une grosse tête. En digne héritier de Lon Chaney, Boris Karloff s'est fait une magnifique tête de méchant. Parce que Fu Manchu est un sacré méchant. Il recherche le sabre et le masque d'or (d'où le titre français) de Gengis Khan, afin de lever une armée pour chasser les envahisseurs (les Anglais, surtout) de son pays.

Myrna Loy est Fah Lo See, la fille de Fu Manchu. C'est une beauté asiatique aux yeux clairs (?). Elle est bien comme son père : sa cruauté est aussi grande que sa beauté.
Fu Manchu est l'archétype de l'Asiatique tel qu'on le représentait dans l'imaginaire populaire : yeux bridés, sourcils montant en pointe, moustache longue et fine tombante, ongles longs à certains doigts (index et majeur), le tout dans un habit de lumière. Et comme les stéréotypes ont la vie dure, il est en outre doté d'un esprit sadique confinant au raffinement. Bref : un méchant distingué dans ses manières comme dans sa cruauté.
En face de lui, Lewis Stone est Naylan Smith des services secrets britanniques. Il est courageux, impétueux et très fort. Il est accompagné de Sheila Barton (Karen Morley) et son fiancé Terry Granville (Charles Starrett) deux autres fortes personnalités (surtout elle !).

 

Ca commence par une expédition exceptionnelle, comme le Monde perdu (Harry O. Hoyt, 1925), dans lequel jouait d'ailleurs Lewis Stone. Mais ici s'arrête la comparaison.

La MGM s'est lancée à son tour dans les films d'horreur et d'épouvante. Après Tod Browning et son Freaks - échec cuisant - elle demande à Charles Brabin de réaliser un autre essai.

Hélas, ça tombe à plat. Boris Karloff a beau camper un magnifique personnage, l'effet est nul. Il manque quelque chose qui fit le sel de Frankenstein ou Dracula : une unité.

N'est pas Tod Browning ou James Whale qui veut.

Charles Brabin s'enfonce dans son histoire en mélangeant plusieurs genres : le distingué (et terrible) docteur Fu Manchu, maîtrisant aussi bien les sciences que les tortures est entouré d'une bande de fanatiques mal dégrossis qui semblent échappés des Mille et une Nuits ! On n'y croit que très difficilement. Les décors allient un classicisme oriental et des parties ultramodernes - pour 1932 - avec peu de réussite [Là encore, n'est pas le docteur No qui veut !]. Pourtant, le budget total était plus élevé que celui de Frankenstein !

De plus, le jeux des acteurs - Charles Starrett et Karen Morley en tête - est parfois limite, voire faux.

Et pourtant : il y avait une bonne idée de départ. Et surtout, on assiste à des scènes de supplice (chinois) assez formidables. Entre le supplice de la cloche, celui de la bascule aux crocodiles et les « doigts d'argent », le spectateur en a pour son argent ! Un tel déferlement de cruauté et de sadisme ne sera plus possible avec le code Hays.

Mais malheureusement, ça ne fait pas décoller l'intrigue. Fu Manchu a beau être réussi, il est le seul - avec sa fille - à sortir du lot. Et un méchant réussi ne suffit pas. Il faut aussi un héros et une histoire crédibles.

C'est peut-être ça qui manque. Ou alors la durée : soixante-huit minutes, c'est quand même trop court, pour une telle histoire.

Dommage.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ernst Lubitsch, #Comédie dramatique
Jeux dangereux (To be or not to be - Ernst Lubitsch, 1942)

Varsovie, août 1939.

La troupe du « grand comédien polonais » Jozef Tura (Jack Benny) répète Gestapo, une pièce contre Hitler et son régime. Le soir, ce même Tura interprète un Hamlet pas toujours convaincant. La preuve : à chaque fois, Stanislav Sobinski (Robert Stack, tout jeune), un jeune lieutenant d'aviation sort au moment du célèbre soliloque. En fait, il va rejoindre Maria (Carole Lombard), la femme du même Tura, qui n'est disponible que pendant ce morceau d'anthologie.

La guerre éclate et la troupe se voit contrainte d'éliminer un traître. Mais une fois tué, il faut le remplacer. C'est le grrrrand Tura qui va s'y atteler. S'ensuit une suite de quiproquos et de jeux de dupes avec comme décor de fond, le régime nazi.

 

Peut-on rire de tout ? Lubitsch nous confirme que oui. Parce que, arriver à faire rire sur un sujet grave et brûlant n'est pas à la portée de tout le monde : les Etats-Unis sont entrés en guerre en décembre 1941, le film sort en février 1942. Hitler est devenu l'ennemi commun des personnages du film et des spectateurs. Hollywood avait commencé à préparer l'opinion publique américaine à son entrée en guerre. En effet, quand le film a été tourné, Pearl Harbour n'avait pas encore été attaquée. D'autres films antérieurs à l'intervention américaine étaient déjà sortis : Les Hommes de la mer (John Ford, 1940), Correspondant 17 (Alfred Hitchcock, 1940)...

Mais ici, la sortie du film coïncide presque avec l'entrée en guerre. Toujours est-il que ce film est d'actualité à sa sortie. Et doublement depuis la mort de Carole Lombard un mois plus tôt... Dans un accident d'avion : « que peut-il arriver dans un avion ? » disait-elle dans le film, avant que cette réplique ne soit coupée...

To be or not to be devient donc un film de propagande extrêmement fort du fait de son actualité. Et aussi par le message qu'il veut faire passer : la Résistance sera toujours là et contrera l'action nazie.

Mais nous sommes chez Lubitsch, alors tout ceci est traité avec (fausse) légèreté : peu d'effusion de sang, quelques inserts réalistes, et une bonne dose d'humour. Même dans les moments qui semblent les plus dramatiques, il suffit d'un élément pour que la tension disparaisse et laisse la place au rire.

Le comique de situation a un très grand impact dans cet histoire. Nous assistons à une accumulation de situations plus inextricables les unes que les autres, dont la portée va en augmentant tandis que le film avance. On part d'une toute petite infidélité (qui n'en est pas vraiment une), une comédienne qui reçoit un jeune homme pendant le soliloque d'Hamlet, un petit message faussement codé (« to be or not to be ») et de fil en aiguille, on en arrive à l'intervention de Hitler « soi-même » ! De plus, les nazis sont ridicules à souhait : « Concentration-Camp-Erhardt » (Sig Ruman) et son ordonnance Schultz (Henry Victor) en tête !

Les acteurs choisis portent aussi une très grande responsabilité dans cette atmosphère comique, et en premier lieu Jack Benny. Jozef Tura est un mari jaloux, un piètre acteur, mais malgré tout, il joue le rôle de sa vie en essayant de sauver son pays. Et malgré la formidable Carole Lombard, c'est lui le personnage principal de cette histoire.

Et puis il y a les répliques qui ajoutent à l'accumulation comique du film :

« Alors, on m'appelle "Concentration-Camp-Erhardt" ? » (Jozef Tura, Erhardt)

« Ce qu'il a fait à Shakespeare, c'est ce que nous avons fait à la Pologne. » (Erhardt)

«  Buvons-nous à la Guerre-Eclair ?

- Je préfère un lent encerclement. » (Siletzski & Maria Tura)

Et bien entendu :

« To be or not to be » !

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Frank Lloyd, #Charles Laughton, #Aventures
Les Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty - Frank Lloyd, 1935)

Un fameux trois-mâts (fin comme un oiseau), la mer à perte de vue... Et le capitaine Bligh (Charles Laughton).

Des arbres à pain, la tempête, des hommes qui rament... Encore le capitaine Bligh.

Tahiti, les jolies Vahinés (habillées !), le paradis sur terre... Et toujours le capitaine Bligh !

 

Le capitaine Bligh a beau être un marin extraordinaire, c'est un homme inhumain. il est enfermé dans le devoir. Surtout le devoir de dominer les autres. Tout est prétexte à punition : une remarque, une erreur, une bagarre, et c'est le châtiment assuré. Les hommes ne l'aiment pas ? Peu importe, ils ne sont pas là pour ça : ils doivent remplir leur devoir.

Charles Laughton crève l'écran. Il campe un Bligh plus vrai que nature. Il y a une suffisance dans son attitude qui est répugnante. Tout comme son aspect : ces sourcils épais et sa moue dédaigneuse d'homme mécontent achèvent de le rendre antipathique.

Rapidement, il devient insupportable pour ses hommes... Comme pour les spectateurs !

C'est ce qu'on appelle un méchant très réussi.

Plusieurs fois, on aimerait que les marins lui fassent un sort, mais à chaque fois, ils retardent l'échéance : une mutinerie est une faute très grave qui entraîne irrémédiablement la pendaison au grand mât devant la flotte. Mais à force de torturer ses marins, il atteint le point de non-retour : Fletcher Christian (Clark Gable), son second prend la tête de la mutinerie annoncée.

 

Nous sommes à la fin du XVIIIème siècle, à une période où même l'Australie avait été découverte, mais où la vie d'un marin ne vaut pas tripette, surtout avec un capitaine comme Bligh : « la forme de vie animale la plus vile d'un navire ». De cette mutinerie sortira un nouveau code de la mer pour la flotte anglaise (c'est ce qui est annoncé dès le début). Mais en attendant, nous suivons - (un peu) horrifiés - les châtiments infligés aux marins par Bligh : fouettés, attachés aux haubans, passés sous la coque du navire... Un véritable sadique. Pas étonnant alors que la mutinerie se mette en place.

 

Il y a dans cette histoire - romancée - un parallèle (évident ?) avec l'histoire américaine. Tout d'abord, Laughton était anglais, alors que Gable était américain. Fletcher semble symboliser cette Amérique qui se révolte contre l'oppression anglaise (en 1776) et qui devra assumer son choix de sécession. D'ailleurs, Christian promet - Moïse moderne - un nouveau havre à ses marins, où ils seront libérés de la tyrannie de l'amirauté anglaise. L'analogie est pertinente : les Etats-Unis ont souvent été le lieu de tous les rêves, surtout celui de la Liberté !

 

On notera enfin la présence - parmi tant d'autres - du vétéran Donald Crisp (ici un ancien voleur qui a choisi la marine pour ne pas aller en prison), qu'on avait déjà pu admirer dans un autre film de galion (le Pirate noir d'Albert Parker), ainsi que le regretté Herbert Mundin (qu'on retrouvera dans Les Aventures de Robin des bois de Michael Curtiz), seul personnage à l'aspect comique dans un film bien sombre.

Quant à Clark Gable, il est toujours aussi beau, séduisant, athlétique, épris de justice : le héros que nous voulons suivre !

Mais malheureusement pour lui, Charles Laughton prend toute la place !

 

Et dire que c'est une histoire vraie et que ce tortionnaire de Bligh s'en est sorti... Avec les honneurs !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Prison, #Drame, #Mervyn LeRoy
Je suis un Evadé (I am a Fugitive from a chaingang - Mervyn LeRoy, 1932)

1919. Les soldats américains reviennent d'Europe, couverts de gloire, et sont accueillis en héros à leur descente de bateau. Ils rentrent chez eux pour reprendre leur ancienne activité. James Allen (Paul Muni) est de ceux-là. Mais la guerre l'a changé. Il veut devenir quelqu'un d'autre. Il a des projets. Alors il essaie de les réaliser. Mais de petits boulots en petits boulots, il décline progressivement. Jusqu'à sa rencontre avec Pete (Preston Foster). Pete invite James dans la gargote du coin. Affamé, il accepte. Sauf que Pete n'a pas l'intention de manger. C'est l'argent du resto qui l'intéresse. Le braquage tourne mal, James, entraîné malgré lui est arrêté et condamné à dix ans de travaux forcés. Au bout de deux ans de conditions inhumaines, il s'évade et refait sa vie.

 

Moins de trois semaines après la sortie de Scarface, Paul Muni est de retour sur les écrans. Cette fois-ci, il est un honnête homme. Mais malgré tout, victime des circonstances. Quel changement !

Il y a une véritable culture du film pénitentiaire aux Etats-Unis. Ca a commencé avec Charlot s'évade, et ça continue encore de nos jours, la télévision ayant même pris le relais, nous proposant des séries se passant en prison.

Ici, Mervyn LeRoy dénonce. Comme le feront d'autres cinéastes après lui. On est très loin des gags de Chaplin. C'est aussi une autre conception de la prison que Big House (George W. Hill) ou encore Le Code criminel (Howard Hawks) qui sont sortis un peu avant.

Dans ce film (tiré d'une histoire vraie), LeRoy dénonce le traitement inhumain infligé aux bagnards. A travers James Allen - Jean Valjean - moderne, c'est le système pénitentiaire de certains états du Sud américain qui est remis en cause. Le quotidien éveillé (seize heures d'une journée) est exposé de façon objective. Le dur labeur, comme les à-côtés : nourriture, punition, mort...

 

Le constat est terrible. Mais malgré tout, il existe encore des bagnes aux Etats-Unis, et je ne suis pas persuadé que les conditions aient beaucoup évolué.

Pour faire passer ce message, la vérité fut un tout petit peu arrangée : en effet, Robert E. Burns (celui qui a vraiment vécu ces conditions et les a décrites) avait réellement volé avant d'aller au bagne. Ici, afin que la critique porte et que l'identification soit totale, on montre James Allen comme le jouet des circonstances, le pauvre type au mauvais endroit, au mauvais moment. Il paraît évident que s'il n'avait pas été totalement innocent, l'impact aurait été moindre. Il fallait un héros propre (sans compter les films de gangsters qui fleurissaient à la même période !). Et Paul Muni est extrêmement convaincant. Son personnage a tout pour réussir. Et on y croit à un moment. Après son évasion, il trouve un boulot dans la construction et gravit peu à peu les échelons jusqu'à devenir l'un des responsables de l'entreprise. On assiste au rêve américain. Celui qui nous dit qu'avec de la volonté, de la persévérance et du courage, on peut réussir. Et c'est quand la consécration arrive que tout s'écroule : il est dénoncé par Marie (Glenda Farrell, qui retrouve LeRoy après Little Caesar), une femme qu'il n'a jamais aimée.

 

C'est à ce moment que LeRoy balance son deuxième missile : en plus d'être inhumain envers les bagnards, l'institution judiciaire se montre fourbe. Alors que James revient de son plein gré - avec la promesse d'être rapidement gracié - il est à nouveau emprisonné dans un centre pire que le premier sans aucune perspective de libération !

Il y a un autre aspect social dans ce film. James Allen est un vétéran de la Grande Guerre. Quand il revient, la société - son ancien patron, sa famille - s'attend à ce qu'il reprenne sa vie d'avant. Mais Allen est changé. La guerre l'a transformé. Comme beaucoup de rescapés de ce conflit, il n'est plus comme avant. Beaucoup ont complètement changé de vie, abandonné leur famille, l'esprit parfois ravagé par ces années passées au front. Et si sa mère l'accepte. Son frère - un pasteur - pas du tout. Au contraire. Il l'encourage, après avoir été soldat à la guerre,  à devenir un « soldat de la paix », obéissant sagement à ce merveilleux patron qui a l'obligeance de le reprendre. Bref, une belle alliance entre le patronat et l'Eglise, mais je ne fais pas de politique...

 

Quoi qu'il en soit, au vu de ce qui lui est arrivé en Europe puis aux Etats-Unis, il y a de fortes chances que James Allen ait basculé dans l'anarchie. Il n'aspire plus qu'à une chose : la liberté.

Et si ce souhait était purement idéaliste au début du film, il devient une absolue nécessité quand la lumière s'éteint sur sa dernière réplique. Réplique que je ne vous dévoilerai pas, allez (re)voir ce magnifique film !

 

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