Cette « dame capricieuse » (1), c’est Prudence « Prue » Severn (Clara Bow), une jeune femme un brin bohème (elle habite Greenwich Village), qui partage son habitation avec une autre artiste, Wayne Leigh (Carmelita Geraghty), et surtout qui est sûre de son charme. Riche héritière, elle mène la grande vie, de fêtes en bals costumés. Son père et sa sœur voudraient bien qu’elle revienne chez eux et pour cela envoient différentes personnes pour la récupérer. Peine perdue.
C’est au tour de Bartley Greer (Donald Keith) d’essayer. Y parviendra-t-il ?
Bien sûr, sinon il n’y aurait pas de film.
Il est clair qu’il ne s’agit pas du film phare de 1925, mais il vaut surtout pour la prestation de sa star, Clara Bow. Nous sommes bien loin de ses débuts où elle n’était qu’une actrice de second plan (Down to the Sea in ships, 1923), mais en deux ans, elle a réussi à s’imposer et surtout se mettre en valeur. Et ici, c’est bien entendu son corps qui a fait couler beaucoup d’encre (encore !) : sa robe de soirée un tantinet transparente et très échancrée (2) dans le dos a suffi. Elle est devenue un sex-symbol de premier plan. Malheureusement pour elle, le compte a rebours a lui aussi commencé et dans huit ans, elle disparaîtra des écrans. Hélas, encore une fois.
Je le répète, il s’agit d’un petit film, et la distribution le confirme : le jeune premier est un acteur de second plan qui a pour seul avantage une belle gueule. Pour le jeu, on préférera son compère dans le film, Lee Moran (Dick Flynn ici) dont le rôle de faire valoir dépasse celui qu’il devait mettre en valeur. Sa facilité à sortir son pistolet et sa relation avec Wayne Leigh pimentent ce film qui n’aurait pu être qu’un mélodrame bourgeois. Pendant que Prudence s’amuse dans des fêtes huppées, ce couple singulier lui va boire de la bière dans des endroits louches où on dans certes, mais où on se bagarre aussi !
Bref, ce couple est le négatif de l’autre, surtout que Prudence » a bien compris le jeu de Bartley et ne compte pas se laisser faire.
Mais si Clara Bow interprète une femme un brin scandaleuse, nous ne sommes qu’en 1925 et la morale doit trouver son compte : la belle Prudence va tout de même rentrer dans le rang, encore que pas complètement (3). Le subterfuge pour y arriver est d’ailleurs un peu bancal, la fin ne justifiant pas toujours les moyens.
Quoi qu’il en soit, on retrouve avec beaucoup de plaisir la belle Clara dans cette comédie légère (autant que ses habits) et surtout on savoure son jeu mutin et bien sûr son physique…
- Traduction possible du titre original
- A part celle de Mireille Darc dans Le grand Blond avec une chaussure noire, je ne connais pas de robe qui puisse rivaliser.
- Je vous laisse découvrir comment, je ne vais pas tout vous raconter tout de même !
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