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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Harold Ramis
Mes Doubles, ma femme et moi (Multiplicity - Harold Ramis, 1996)

Doug Kinney (Michael Keaton) est un travailleur du bâtiment acharné. Tellement acharné qu’entre son boulot, sa famille et son bien-être, ce dernier est mis de côté.

Mais au hasard d’un chantier, il rencontre le Dr Leeds, un homme qui fait des miracles : il lui propose de le cloner afin d’envoyer une doublure au travail et ainsi avoir plus de temps à lui.

Mais si le clone est parfait physiquement, il n’en va pas de même de son caractère…

 

Il y avait chez Harold Ramis une faculté à inventer des situations comiques assez recherchées. En effet, après Phil Connors qui revivait le même jour à chaque réveil (Un Jour sans fin), voici Doug qui se clone pour pouvoir se dégager du temps à lui.

Mais tout comme Phil Connors, Doug est avant tout un égoïste. Il ne pense qu’à son propre intérêt, mettant de côté son boulot (ça peut se comprendre) et surtout sa famille (beaucoup moins, déjà…) pour son plaisir égoïste.


Cela nous donne droit à une comédie dé »bridée où Michael Keaton – à l’instar d’Alec Guinness (Noblesse oblige) ou Peter Sellers (Docteur Folamour) – compose trois rôle d’un même personnage. Mais alors que ses deux aînés ne rencontraient jamais leurs doubles, ici Keaton a de nombreuses scènes avec ses alter égos. Et le tout sans utilisation du numérique : à l’ancienne en superposant chaque scène tournée plusieurs fois par Keaton*.

 

De plus, les personnages ont chacun leur particularité et le fait que Doug compare l’opération à un système de photocopieuse est très pertinent. En effet, l’original (Doug 1) est copié deux fois, avec à chaque fois un différence dans le caractère et l’attitude, comme si on avait modifié la luminosité ou le contraste : Doug 2 est plus viril, plus mâle alors que Doug #3 est plus subtile, plus féminin, plus maniéré…
Quant à Doug #4, je vous laisse le découvrir.

 

Mais comme pour Phil Connors (Michael Keaton fut pressenti pour ce rôle), Michael va devoir gagner sa rédemption** pour remettre de l’ordre dans sa vie et gagner son salut afin d’évoluer. Et sa prise de conscience, suite à un voyage en bateau mémorable (pour son estomac) est résumée en une phrase : « j’ai vu ma vie défiler et je n’y étais pas ».

Dès lors nous assistons à une renaissance où Doug reprend sa vie en main et  retrouvera le bonheur perdu, comme toujours à portée de main mais invisible à celui qui ne cherche pas.

 

Alors on s’amuse beaucoup de cette situation hautement improbable (encore une fois, mais c’est justement ça qui fait aussi le charme du cinéma) et on reconnaît part ci, par là, outre la belle Andie MacDowell d’autre participants du Jour sans fin : Robin Duke ou encore Brian Doyle-Murray (le frère de Bill).

 

 

*C’est une magnifique performance que nous livre Keaton dans ces quatre personnalités qui finalement n’en font qu’une, sauf peut-être Doug #4…

 

** eh oui, encore cette sacro-sainte rédemption indispensable aux films américains…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Catastrophe, #Ron Howard, #Robert de Niro
Backdraft (Ron Howard, 1991)

Spectaculaire.
Spectaculaire et émouvant.

Voilà comment résumer ce beau film de Ron Howard, qui ressemblait alors encore beaucoup au jeune Richie Cunningham (c’était avant de perdre ses cheveux…).

 

On est pompiers de père en fils, chez les McCaffrey. Après Dennis (le père), c’est Steven »Bull » (Kurt Russel dans les deux rôles) qui a repris le flambeau (c’est le cas de le dire).

Et maintenant, c’est le fils cadet, Brian (William Baldwin) qui vient d’être reçu. Mais, malheureusement pour lui, il se retrouve dans la même unité que son grand frère.
Et comme ils ne se sont pas parlés pendant plusieurs années, les rencontres sont loin d’être chaleureuses (un comble, non ?).

 

C’était encore au temps où le numérique balbutiait, et comme l’explique Howard dans l’introduction au film (version Bluray), un test avait été fait pour simuler les incendies et ce fut un fiasco : on n’y croyait absolument pas.

Alors le génial Allen Hall a élaboré tout un système pour recréer des situations d’incendies plus vraies que nature, mais cela n’allait pas sans quelques moments d’intense chaleur pour les acteurs comme pour Mikael Salomon (le chef-op’ qui a dû parfois tourner en combinaison anti-feu.


Mais le résultat peut être considéré comme au-delà des espérances tant Howard filme l’un des acteurs les plus difficiles à maîtriser : le feu lui-même.

C’est une véritable ode au feu, avec des personnages qui le redoutent mais qui ne peu vent que l’aimer. Il est partout et il en devient de plus en plus fascinant à mesure que l’intrigue se déroule. Rarement le feu aura été si beau à contempler, aussi hypnotisant.

Mais si le feu est grandiose et extrêmement bien rendu, il n’en demeure pas moins un élément au service de l’intrigue (un tantinet compliquée) du film.


En effet, derrière cet hommage aux soldats du feu, il y a une intrigue policière – qui provoque ces « backdrafts » meurtriers et pourquoi ? – ainsi qu’une chronique familiale plus ou moins ordinaire : des frères qui ne parlent pas ; l’un des deux qui a des problèmes dans son couple ; ou encore le second qui ne sait pas se poser quelque part…

Parce que c’est là qu’est tout le talent de Ron Howard : faire un film de superhéros avec des gens ordinaires.

 

Car ces hommes sont des superhéros, Steve le premier, digne héritier des son père « mort au champ d’honneur », pourrait-on dire. Ils combattent inlassablement contre un ennemi tangible (le feu) comme le Bien combat le Mal : avec force, mais avec respect pour cet ennemi terrible.

Mais bien évidemment, ces hommes ne voient pas leur rôle comme cela. C’est leur métier, c’est leur devoir. Il suffit de les écouter se reconnaître à la télévision pour comprendre qu’ils n’en tirent aucune fierté, juste le plaisir de se voir et des reconnaître un ami. Parc e que ces hommes ne sont pas seulement des collègues. Il existe – et a toujours existé – une solidarité forte et indéfectible, résumée par le leitmotiv : « si tu tombes, nous tombons. » (1)

 

Et puis, pour rehausser le tout (comme s’il y en avait besoin…), deux géants apportent leur contribution : Robert de Niro (Rimgale) et Donald Sutherland (Ronald Bartel).

Les deux personnages qu’ils interprètent – brillamment – sont absolument complémentaires et sur deux niveaux.

Tout d’abord parce que Ronald est un pyromane (extrêmement) dangereux et Rimgale un pompier qui l’a sauvé une fois, celle de trop.

Et aussi parce que c’est à leur contact, en les observant ou les écoutant que Brian va grandir et

Devenir le véritable fils de son père (et le frère de son frère…), atteignant alors cette rédemption (2) longuement cherchée : une rédemption double puisqu’elle concerne aussi ce frère longtemps étranger.

 

Magnifique.

 

 

PS : le film nous propose aussi une magnifique collection d’yeux bleu clair. Entre plus des deux frères McCaffrey, on trouve Helen (Rebecca de Mornay), la femme de Steve, ainsi que Ronald et le politicien Swayzak (J.T. Walsh, qui nous a quittés voilà déjà 20 ans…)

 

(1) “If YOU go, WE go.”

(2) Eh oui, toujours cette bonne vieille rédemption…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Budd Boetticher
Le Tueur s'est évadé (The Killer is loose - Budd Boetticher, 1956)

Leon Poole (Wendell Corey) travaille dans une banque. Mais comme ça ne rapporte pas assez, il organise un hold-up.

Pendant son arrestation, sa femme est tuée accidentellement par l’un des policiers, Sam Wagner (Joseph Cotten).

Poole part en prison avec une seule idée en tête : tuer à son tour la femme de Wagner.

Alors il s’évade.

 

Budd Boetticher n’a pas fait que des westerns, et ce petit film (73 minutes) le prouve. Tout en créant une atmosphère de film noir, il décrit avec justesse des comportements de gens normaux. Le seul signe distinctif, c’est la profession de Wagner et ses collègues : policier. Même Poole, avant son parcours criminel est un personnage plutôt insignifiant. Le genre de type qu’on ne remarque pas, ou dont on se moque facilement. Ce fut d’ailleurs le cas pendant la guerre dans le Pacifique quelques années plus tôt.

 

Mais ce côté ordinaire va tomber quand sa femme sera tuée. En effet, s’il semble accepter de payer pour ce qu’il a fait, il ne trouve pas normal qu’en contrepartie Wagner s’en tire à si bon compte : il se vengera. Mais alors qu’un criminel « ordinaire » (tels qu’on en trouve dans d’autres films) ne vivrait que pour éliminer celui qui a mis fin à son bonheur, lui veut tuer la femme d’icelui : il s’agit pour lui d’un juste retour des choses.

Cet homme insignifiant n’est finalement pas si ordinaire que ça.

 

Ordinaire. C’est surtout dans ce sens que le film de Boetticher est intéressant. En effet, les personnages n’ont rien de particulier, ils vivent ce que vit la majorité des familles américaines de 1955 (année du tournage). Quand Wagner, réveillé en pleine nuit, se lève, il songe avant tout à se restaurer avant de partir. Et quand ses collègues arrivent, leur premier réflexe est de profiter du café qui passe (et du reste d’ailleurs, Wagner n’ayant plus le temps).

De la même façon, quand Lila (Rhonda Fleming) – la femme de Wagner – va chez des amis, le fils de ces derniers est absorbé par la télévision (article courant à cette période) et sa mère (Dee J. Thompson) doit le reprendre comme le font des millions d’Américaines à travers le pays.

 

Si Joseph Cotten interprète un policier convaincant, c’est Wendell Corey qui tire son épingle du jeu. Cantonné dans des seconds rôles, il exprime ici pleinement son talent : il est un tueur occasionnel* terrible, rempli de sang-froid, et donc implacable. Il ne tue que par nécessité, parce qu’il ne peut pas faire autrement. C’est ça qui le rend d’autant plus dangereux.

C’est un homme que la mort de sa femme a rendu fou, au sens propre du terme. Mais si les fous criminels sont souvent spectaculaires, lui ne l’est pas. C’est un homme très bien organisé et qui, de par son physique ordinaire, est difficilement repérable. Et Lila, se sachant menacée, croit voir ce meurtrier dans n’importe quel homme qui lui ressemble de près ou de loin.

Arrive alors un final – spectaculaire, mais c’est le seul moment du film, finalement – où la tension ne fait que monter, amenant un beau suspense rempli de fausses pistes afin de tenir en haleine le spectateur.

 

C’est un film à part, dans la carrière du réalisateur comme dans cette catégorie : Boetticher réussit à tirer d’une situation plutôt ordinaire une intrigue extra-ordinaire.

A (re)découvrir.

 

 

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Terence Young, #James Bond
Bons Baisers de Russie (From Russia with love - Terence Young, 1963)

La légende continue de se mettre en place.

On retrouve les protagonistes principaux (sauf Felix Leiter, qui reviendra bientôt) : M (Bernard Lee) et Moneypenny (Lois Maxwell) et bien entendu, le roi des espions, James Bond (Sean Connery).

A ces personnages s’ajoutent deux autres, qui vont devenir récurrents : le major Boothroyd (Desmond Llewelyn) qu’on n’appelle pas encore Q, mais le « responsable de la section Q. » et le mystérieux Ernst Blofeld.

 

Boothroyd est celui qui introduit tous les gadgets qui participent beaucoup au succès de la série de films. Ici, une carabine compacte et une merveilleuse valise.

Blofeld, quant à lui, c’est le numéro 1 du SPECTRE, et comme beaucoup de grands patrons, il n’est pas visible. On ne sait de lui qu’une seule chose : il aime les chats, puisqu’il en caresse un magnifique au pelage blanc.

 

La réplique attendue de Bond n’est toujours pas là, bien qu’il décline son identité à la nouvelle girl : Tatiana Romanova (Daniela Bianchi).

Quant au titre, il s’explique (et est de ce fait mentionné) par une photo de la belle Tatiana dédicacée à Moneypenny, pendant leur marivaudage qui devient une habitude.

Pour le reste, on trouve deux méchants importants :

  • Grant (Robert Shaw), un colosse blond, ancien pensionnaire de Dartmoor (célèbre prison anglaise), qui ne prononce aucune parole intelligible avant de rencontrer Bond, soit une fois la dernière demiheure entamée ;
  • Rosa Klebb (Lotte Lenya (2)), colonelle de l’Armée Rouge, elle est en outre la numéro 3 du SPECTRE, et possède un jeu de jambes assez redoutable.

Quant à l’intrigue, elle nous emmène à Istanbul. On peut alors admirer l’intérieur de la basilique Sainte-Sophie, ainsi que la Citerne, quoi n’avait pas encore été réhabilitée et proposée à la visite (2). Il y est question de décodeur (bien avant Canal +) et de jolies femmes, bien entendu. On retrouve d’ailleurs la belle Sylvia Trench (Eunice Gayson), un vieux dossier que Bond n’avait pas entièrement étudié avant de partir affronter le Dr. No.

On a droit à ce qui va devenir l’incontournable poursuite. Pas de voiture, non, cela aurait été trop facile : Bond et Tatiana sont pris en chasse par quelques vedettes du SPECTRE pour une poursuite qui finira en feu de joie toujours très spectaculaire.

 

Si ce deuxième film fonctionne tout comme le premier, on note tout de même une place plus importante de l’humour, toujours dirigé par Bond, que ce soit avec sa partenaire occasionnelle ou avec Moneypenny, qui va devenir indispensable.

Toutefois, on reste un peu sur sa fin à propos d’un détail : à deux reprises, il est fait référence à un voyage au Japon entrepris par Bond et M. Ce périple semble renfermer quelques anecdotes croustillantes, mais, hélas, nous n’en saurons pas plus…

Comme quoi, il semble que M cache bien son jeu.

 

 

(1) Un détour indispensable quand on visite Istanbul aux (très) beaux jours : il y fait une fraîcheur salutaire, sans parler du merveilleux jeux de lumières reflétant les colonnes antiques dans l’eau.

 

(2) Ancienne épouse de Kurt Weill (deux fois !) dont elle interpréta la célèbre chanson Alabama Song, reprise par Jim Morrison ou encore David Bowie.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Sidney Lumet
Un Après-midi de chien (Dog day Afternoon - Sidney Lumet, 1975)

New York au mois d’août, un jour comme un autre, normalement.

Trois hommes dans une voiture, devant une banque de Brooklyn.

La musique s’arrête (1). Un premier sort et pénètre dans la banque. Un second le suit, puis vient le troisième.

Ils ont décidé de braquer la banque.

Ca aurait dû être un petit casse vite fait, bien fait, mais dès le début, ça part mal.

 

Sidney continue de décrire des solitudes. Ici, c’est un braqueur, Sonny (Al Pacino), qui est seul. Il a beau être avec son complice Sal (John Cazale), il n’en demeure pas moins seul, négociant sa (sur)vie dans un braquage qui se termine en prise d’otages.

C’est un véritable après-midi de chien que vont vivre les personnes enfermées : c’est l’été et l’absence de climatisation va ajouter au malaise de la situation.

 

Pourtant, ca ne pouvait pas bien se passer. Dès la première intervention de Sonny dans la banque – il sort son fusil caché dans un paquet cadeau – le spectateur sait que ça va dégénérer : le fusil ne sort pas facilement comme prévu. Dès lors, c’est un enchaînement d’actions prévues qui ratent les unes après les autres : le troisième homme, Stevie (Gary Springer) lâche ses partenaires ; les fonds ont été collectés juste avant leur arrivée et il, ne reste presque plus rien à voler ; le garde fait de l’asthme…

Il s’agit de l’un des braquages les plus chaotiques du cinéma. Et pourtant c’est tiré d’une situation réelle (2).

 

Sonny est un personnage très complexe, que le grand Al Pacino joue avec brio. Sonny est seul car insatisfait. Il est revenu du Vietnam, mais n’a pas réussi à se réintégrer dans la vie civile. De plus, sa vie sentimentale est un vrai chaos : il a une femme, Angie (Susan Peretz) et deux enfants, et un mari, Leon (Chris Sarandon, magnifique lui aussi). Insatisfait partout, il n’a plus rien à perdre : seulement la vie.

Son complice, Sal est seul, lui aussi. C’est un être fruste et peu réfléchi. Mais il est déterminé à aller jusqu’au bout lui aussi. Et John Cazale nous interprète un magnifique Sal, complètement dépassé, lui aussi, par les événements : comment ne pas l’être au vu du déroulement de la journée.

 

En face, il y a, bien sûr, la police et deux négociateurs : au début, Moretti (Charles Durning) est un policier de la ville et à la fin, Sheldon (James Broderick) du FBI. Si Moretti transige afin de ménager les otages, il n’en va pas de même de Sheldon qui lui, est prêt à tout pour arrêter cette situation.

Le dernier personnage important du film, c’est la foule. Elle s’installe rapidement au début des opérations de police et va aussi rapidement prendre fait et cause pour Sonny.

Et Sonny va jouer avec cette foule qui lui est acquise, mêlant adroitement un aspect politique à ce minable braquage : la référence à Attica (3) n’est pas pour plaire aux forces de l’ordre qui se sentent obligées de négocier (dans la première partie).

 

Mais le tour de force, c’est la prestation d’Al Pacino. Il sort alors du deuxième Parrain de Coppola (aussi avec Cazale) où il campe un Corleone froid et efficace. Ici, son rôle à double personnalité est très courageux : l’homosexualité n’est pas très représentée au cinéma, et peu d’acteurs célèbres prennent une telle prise de risque.

Il est extraordinaire de bout en bout, secondé par un casting à la hauteur : Cazale est formidable en braqueur un tantinet idiot, et Sarandon bouleversant en homme qui se sent femme : magnifiquement pathétique.

 

Un film fort, inoubliable.

 

(1) Amoreena d’Elton John. Il n’y aura quasiment plus de musique de tout le film.

(2) Elle eut lieu le 22 août 1972.

(3) 9-13 septembre 1971 : Mutinerie dans la prison d’Attica qui a fait 39 morts.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Terence Young, #James Bond
James Bond contre Dr. No (Dr. No - Terence Young, 1962)

En pleine guerre froide, moins de deux semaines avant la Crise de Cuba, est présenté le premier film de l’agent secret le plus célèbre de la planète : James Bond (Sean Connery).

Et dès ce premier opus, il y a presque tout : M (Bernard Lee) son chef de service ; Miss Moneypenny (Lois Maxwell) la secrétaire du précédent ; Felix Leiter (Jack Lord), l’agent de la CIA ; et bien entendu les indispensables James Bond girls avec en vedette la magnifique Ursula Andress (Honey Ryder).

Côté action, pas de problème : une poursuite en voiture sur une route escarpée ; de la bagarre ; une base secrète qui explose…

Et, ultime ingrédient : l’humour (britannique, évidemment) et l’ironie, dans un mélange savamment dosé et fort à propos.

Il ne manque plus que Q et ses gadgets ainsi que la réplique mythique : « Je m’appelle Bond. James Bond. » (1)

Mais ça viendra.

 

Harry Salzman et Albert R. Broccoli – les deux producteurs devenus légendaires – ont eu le nez franchement creux en achetant les droits à Ian Fleming et en lançant cette saga.

On y trouve tous les ingrédients susceptibles de plaire (voir ci-dessus), mais c’est surtout la présence de Sean Connery – c’est la première fois qu’il tient le haut de l’affiche – qui fait tout le sel du personnage.

Connery est grand et costaud – il a fait beaucoup de musculation – et il incarne le flegme (légendaire) britannique avec beaucoup de classe.

On a l’impression qu’il ne fait pas que jouer James Bond, mais que le rôle fut écrit pour lui, tant il évolue avec aisance dans ce personnage.

 

Là encore, il met en place les principaux caractères de son personnage (et qu’on retrouvera chez les autres acteurs qui reprendront le rôle) : il séduit les jolies femmes (il pourrait même citer Antoine Delafoy : « Je ne séduis pas, j’envoute. ») et trouve toujours un moment à leur accorder ; il est un joueur très habile et gagne beaucoup (ici c’est au Chemin de fer qu’il a du succès : financier ET féminin) ; il boit du Martini-vodka, au shaker (pas à la cuiller) ; et ne peut s’empêcher de marivauder avec la fidèle Moneypenny (qui n’a pas de prénom dans le film) ; et enfin il a des rapports assez particuliers avec M qui le considère comme un très bon agent quoi qu’un tantinet négligent.

 

Et puis il y a le Docteur No (Joseph Wiseman).

C’est le premier d’une longue série d’agents du SpectreSpecial Executive for Counterintelligence, Terrorism, Revenge and Extortion – dont l’objectif fondamental est, bien sûr, la domination mondiale.

No est un métisse (père allemand et mère chinoise) et en l’occurrence un spécialiste du nucléaire : d’où ses deux prothèses manuelles, conséquence d’une trop forte exposition aux radiations.

C’est un homme très raffiné et extrêmement calme. Même dans les moments les plus tendus il se maîtrise. Il possède une très grande intelligence ainsi qu’un grand orgueil (3) – condition sine qua non d’un vrai méchant – et s’exprime avec un calme qui en devient inquiétant.

Bref, s’il n’était du côté des méchants, Bond et lui auraient peut-être beaucoup de choses en commun.

Mais, fort heureusement, il n’en est rien.

 

Evidemment, Bond gagne à la fin, les méchants sont châtiés et quand le film se termine, on se dit qu’on en reprendrait bien un  peu…

Ca arrivera l’année suivante, avec Bons Baisers de Russie.

Mais, comme toujours, ceci est une autre histoire.

 

 

(1) “My name is Bond. James Bond.”

(2) Service Pour l'Espionnage, le Contre-espionnage, le Terrorisme, la Rétorsion et l'Extorsion (ils ont dû s’amuser pour trouver un équivalent français correct…)

(3) « Vanitas vanitatum et omnia vanitas… »

 

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #D.W. Griffith
The idol Dancer (D.W. Griffith, 1920)

C’est à Griffith de produire son film exotique qui se passe dans les mers du Sud : une histoire – édifiante – d’amour sous les tropiques.

Et comme toujours chez Griffith, on y trouve une volonté de réformer les hommes en les remettant sur le droit chemin. C’est au révérend Blythe (George McQuarrie) qu’il incombe de ramener toutes les brebis égarées qu’on trouve sur son île.

Et parmi elles Dan McGuire (Richard Barthelmess), un vagabond qui a depuis longtemps tourné le dos à la religion pour adorer le dieu alcool. Mais aussi la belle Fleur-d’Amande-Blanche (Clarine Seymour*), que le vieux Thomas (Herbert Sutch), son père adoptif, préfère appeler Mary.

Mais sur cette île, on trouve aussi des individus moins recommandables : un trafiquant esclavagiste (Anders Randolf) et son bras droit Wando (Walter James), le chef d’une tribu de cannibales (et accessoirement noirs).

 

Et puisque c’est Griffith, c’est le côté civilisateur de la religion qui est mis en avant et amène la rédemption nécessaire aux protagonistes pour avancer. Mais si le pasteur est l’outil désigné de cette rédemption, c’est son neveu Walter Kincaid (Creighton Hale) qui amènera les changements. Et aussi le fils du pasteur Donald (Thomas Carr), mais ceci est une autre histoire.

 

Huit ans avant Murnau, Griffith situe son histoire dans les mêmes eaux du Pacifique (même si ce fut tourné aux Bahamas). Mais si Murnau a su capturer la vie des indigènes, il n’en va pas de même pour Griffith. En effet, on retrouve des relents qui ne sont pas sans rappeler les errements racistes de Naissance d’une Nation.

Ici, les autochtones ne sont pas authentiques et leur comportement porte encore les marques des préjugés de l’époque, sinon du réalisateur. Les méchants cannibales sont noirs (c’est précisés plusieurs fois) et pour certains ont un objet dans le nez (un anneau, un os ?). Sans parler du personnage de Pansy (Florence Short) qui en plus d’être douée d’une certaine fourberie passe son temps à se trémousser.

Mais malgré tout, on retrouve cette volonté altruiste d’instruire son public. Là encore, il montre certains éléments hérités des pratiques autochtones ou supposées telles.

 

Pour le reste, on assiste à une comédie toute griffithienne, avec sauvetage de dernière minute amené par un montage parallèle impeccable. Le tout interprété par des acteurs solides, Richard Barthelmess et Clarine Seymour en tête. Cette dernière a les manières des héroïnes du grand maître (telles Lillian Gish), avec une petite dose d’espièglerie qui aiguillonne McGuire : juste ce qu’il faut pour le rendre jaloux.

McGuire, d’ailleurs fait partie de ces héros mécréants qui retrouvent les chemins de la vertu et gagnent ainsi leur salut. Mais cette rédemption n’est possible que par le sacrifice d’un autre : Kincaid, véritable figure christique du film, qui réussit là où son oncle a beaucoup de mal. Mais à quel prix.

 

Je terminerai en disant que la vision simpliste des autochtones amène un certain malaise chez les spectateurs, près de cent ans plus tard. Cela est aussi renforcé par la sous-intrigue entre le fils du pasteur et un autre enfant indigène. Le premier veut absolument convertir le second au port du pantalon, signe pour lui de la civilisation à laquelle il appartient. Et cette « conversion » ne s’obtient que par la force.

Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi ?

 

 

PS : en prime, sur le dvd du film, on trouve une intervention du grand Patrick Brion, vantant les qualités de ce dernier. Un petit plaisir supplémentaire à déguster sans modération.

 

* Un mois après la sortie du film, la belle Clarine décèdera d’une pneumonie, mettant définitivement un terme à son ascension qui aurait pu faire d’elle une grande star. Au lieu de cela, elle fut, elle aussi, oubliée.

Elle avait 21 ans.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Madden
Indian Palace (The best exotic Marigold Hotel - John Madden, 2011)

 

« C’est comme la Costa Brava ?

- Oui, les éléphants en plus. »

 

Il y a une vie après la mort.

Je ne parle pas de la mort physique, mais sociale. Quand on ne sert plus à rien.

Ils sont sept. Ils sont arrivés au bout du chemin. Que leur reste-t-il à vivre ?

C’est une annonce sur le net qui les réunit : un hôtel spécial pour les personnes âgées, en plein cœur de Jaipur. Qu’ont-ils à perdre ? Rien. Et à gagner ? Ils ne le savent pas encore.

Alors ils s’envolent et s’installent dans ce qui devrait être leur dernière résidence.

Mais cet hôtel est loin d’être ce que ces résidents attendaient. Mais comme le dit le (jeune) directeur Sonny (Dev Patel) : « A la fin, tout est merveilleux. Et si ce n’est pas merveilleux, c’est que ce n’est pas encore la fin. »

Et non, ce n’est pas la fin, même si l’arrivée se dessine.

 

Il y a dans ce film de John Madden une ode à la vie magnifique. C’est bien connu, c’est quand on sait que la fin approche qu’on veut profiter au maximum de ce qui va s’arrêter. Et ces sept personnes vont le faire, chacun à sa manière. Même si en route, certains s’en iront.

C’est une véritable renaissance qui leur tombe dessus. Et comme toute renaissance, il faut se réadapter. Ils connaissaient la vie, pour l’avoir parcourue longtemps, mais le dépaysement qu’ils s’imposent est salutaire : chacun va se révéler, se transformer, voire se transfigurer (1).

 

Indian Palace est un film qui traite d’un thème assez peu exploité au cinéma : la vieillesse. Alors que la grande majorité des films nous présentent des personnes jeunes ou dans la force de l’âge pour les plus anciens, ici, il n’y a aucun artifice pour que les interprètes fassent plus jeunes que leur véritable âge : quand le film sort, Judi Dench (Evelyn Greenslade) et Maggie Smith (Muriel Donnelly) ont déjà 77 ans, Tom Wilkinson (Graham Dashwood) en a 73 (etc.), seule Celia Imrie (Madge Hardcastle) fait figure de jeune femme avec ces 59 ans (seulement !).

 

Et en face de ces vétérans, on trouve un couple très jeune – Dev Patel & Tena Desae – qui va profiter de ces anciens, mais aussi leur apporter. Parce que chacun, dans cette histoire a son rôle à jouer.

A la différence des sœurs Libby et Sara dans les Baleines du mois d’août, personne ne vit dans le passé. S’il est fait mention de leur vie d’avant, ce n’est que très rarement nostalgique.

Parce qu’il n’y a pas de place pour la nostalgie, quand on veut continuer à vivre. Et ceux qui restent nostalgiques sont condamnés à disparaître. Ce  sera le cas de Graham et Jean (Penelope Wilton), chacun à leur façon.

Mais même cette disparition (du film) est différente pour eux deux : alors que Graham s’en va comblé (2), ayant le sentiment qu’il a fait quelque chose de sa vie jusqu’au bout ; mais ce n’est pas le cas de Jean, qui reste sur un échec. Elle quitte cette nouvelle vie et retourne à l’ancienne, la seule qui semble lui convenir. Mais en retournant en Angleterre, elle meurt – pour son mari Douglas (Bill Nighy) comme pour le spectateur – refusant cette nouvelle naissance promise par la brochure (un tantinet trafiquée) de l’hôtel.

 

Alors finalement, ce n’est pas la Costa Brava avec des éléphants. Non, c’est autre chose. Des éléphants, on en aperçoit un quand ils voyagent vers Jaipur. Pour le reste, c’est totalement différent. C’est l’Inde. Un autre pays, une autre vie. La vie.

Et Madden nous offre une Inde magnifique, grouillant de gens et de couleurs, où la vie ne se finit pas. Au contraire, elle recommence, encore plus belle. Ce n’est pas une Inde de carte postale que nous voyons. C’est un lieu où tout est animé et même sublimé. Il suffit de voir comment elle nous est montrée, comment ces déracinés l’appréhendent : un montage de plans rapides où quel que soit l’endroit où on regarde, c’est coloré, c’est rempli de sons et même d’odeurs (évidemment Jean se masque le nez, refusant cette profusion olfactive). C’est la vie. Celle qui existait avant eux et qui continuera bien après, comme le dit à sa façon Sonny, leur guide dans cette aventure, qui est peut-être un doux rêveur, mais qui reste tout de même le seul qui se projette, et qui passe son temps à partager cet avenir qu’il sent merveilleux, mais surtout toujours à portée de main.

Même s’il faut parfois avoir le bras (très) long.

 

 

(1) L’évolution de Muriel (magnifique Maggie Smith) en est le plus bel exemple.

(2) Superbe métaphore cinématographique. Nul besoin de voir pour savoir : alors qu’Evelyn le découvre, nous – spectateurs – savons déjà.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Yves Robert, #Pierre Richard
Le Retour du grand Blond (Yves Robert, 1974)

Oui, il est de retour, et ça va faire mal…

… Enfin, pas tant que ça finalement.

 

On retrouve François Perrin (Pierre Richard), avec la belle Christine (Mireille Darc), en goguette au Brésil pendant qu’on assiste à une mini révolution de palais : le ministre change, c’est un ancien de l’agriculture (Jean Bouise) qui dirige (enfin le croit-il) le service, alors que le colonel Toulouse (Jean Rochefort) avec son bras droit Perrache (Paul Le Person) continue ses manigances dans l’ombre. Mais la mort de Milan (Bernard Blier) lors de l’aventure précédente a laissé des traces : le capitaine Cambrai (Michel Duchaussoy) enquête sur ce grand blond et veut révéler les turpitudes de Toulouse.

 

Yves Robert a repris les mêmes ingrédients que le premier opus, les mêmes protagonistes de base – remplaçant les morts par d’autres barbouzes –, retournant même dans certains endroits déjà visités (appartement de François, salle de concert).
Mais… Ca ne marche pas. Enfin pas aussi bien que la fois d’avant. Il manque quelque chose. Le souffle de folie qui baignait alors ? Peut-être.

Mais c’est plus certainement d’un manque de fraîcheur et de spontanéité que souffre ce film.

Et puis Milan mort, Blier ne peut être là qu’en photo…

 

Les situations sont comiques, certes, mais cela manque de naturel et les échanges tournent au grandiloquent, malgré tout de même quelques soubresauts : les tentatives d’assassinat, l’arrivée à Orly ou encore la mise en scène d’une journée ordinaire, avant qu’elle bifurque.

Rochefort et Le Person sont égaux à eux-mêmes et Carmet (l’ami Maurice) a un rôle un petit peu plus étoffé.

Mais c’est au détriment de la belle Mireille Darc – aux tenues toujours aussi sexy – que nous ne voyons que très peu finalement.

 

C’est dommage, mais on pouvait espérer mieux. Peut-être cette suite ne s’imposait-elle pas.

Quoi qu’il en soit, Yves Robert (toujours chef d’orchestre) saura rebondir et nous offrira cette fois-là un superbe diptyque : Un Eléphant ça trompe énormément/Nous irons tous au Paradis.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Robert Schwentke
Divergente 3 : Au-delà du Mur (Allegiant - Robert Schwentke, 2016)

A la fin du deuxième opus, nous avions compris que la Vérité était ailleurs (comme disaient Mulder et Scully).

Nous allons donc passer de l’autre côté du miroir.

Et finalement, l’herbe n’y est pas plus verte, surtout que des cataclysmes nucléaires (tiens, tiens, qui serait donc responsable ?) ont dévasté cette même herbe et à par des cailloux, il y a peu de choses qui poussent…

 

Après la destruction d’un système plus ou moins fasciste, pour le remplacer par un autre système pas tellement mieux, on arrive à une nouvelle conception extrémiste : l’eugénisme.

On pense alors à notre très cher Boris Vian et son Et on tuera tous les affreux. Sauf que là, c’est exposé plus subtilement, et il n’y a que très peu de ressort comique…

Par contre, c’est l’occasion de retrouver Jeff Daniels et son sourire magnifique derrière lequel se cache un personnage plutôt infâme.

Bref, on a trouvé un autre méchant.

 

On croyait qu’une fois la porte ouverte, on en aurait terminé, mais non. C’est reparti pour un tour avec la bande à Tris qui est encore moins nombreuse que la dernière fois. Mais on retrouve les indispensables – Four (Theo James), Christina (Zoë Kravitz, la fille de) et Caleb (Ansel Elgort) – et celui qui donne du piment à l’intrigue et empêche que tout fonctionne comme il faut : Peter (Miles Teller), mon préféré. Que voulez-vous, j’aime beaucoup les personnages troubles voire méchants au cinéma, ce sont les plus complexes et donc les plus intéressants. En général.

 

Encore une fois, le film nous montre de magnifiques décors post-apocalyptiques. Pour le reste, on arrive à une conclusion qui a un côté « déjà vu » (1) ni agréable ni franchement désagréable, mais on ne peut plus prévisible.

Une trilogie américaine, quoi.
Mais avec tout de même un dernier plan énigmatique qui voit notre héroïne Tris (Shailene Woodley) dominant son « nouveau monde » (quand je vous disais que c’était américain !), avec en prime notre nouveau méchant qui semble veiller sur elle.

 

Donc, ce n’est pas fini.

Préparez-vous alors au quatrième opus, qui devrait achever la trilogie romanesque. Mais sait-on jamais… (2)

 

 

PS : je ne terminerai pas cette trilogie sans une petite remarque quant à la traduction des différents épisodes. Certes le premier était le mieux traduit. Les autres utilisaient plutôt des périphrases, mais au bout du compte, ce n’est pas si mal.

 

(1) En français dans le texte

(2) Cette tendance, depuis l’opus final de Harry Potter (2010-2011), à couper en deux l’ultime tome a une tendance m’insupporter. Lors des derniers Jeux de la faim (2014-2015), ce délayage de l’intrigue ne s’imposait pas. En sera-t-il de même ?

Réponse… plus tard !

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